La Presse au Liban: des camps de misère

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Dans le camp de réfugiés de Majdal-Anjar (ci-dessus) tout comme dans celui de Taalaba, une seule et même réalité pour les familles et leurs enfants : les conditions d'hygiène et de vie sont médiocres.

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Michèle Ouimet remporte ses cinquième et sixième prix à ce concours.
Michèle Ouimet

envoyée spéciale

La Presse

(Majdal-Anjar, Liban) Au Liban, il n'existe pas de camp pour les réfugiés syriens, comme on en trouve en Turquie ou en Jordanie. Les réfugiés s'installent un peu partout : dans des garages, des campements de fortune ou des bâtiments inhabités. Ils sont laissés à eux-mêmes, pratiquement abandonnés. Et ils seront bientôt 1,5 million à Noël, un nombre catastrophique pour ce petit pays de 4 millions d'habitants, fragile, instable, collé sur une Syrie à feu et à sang. La Presse a visité des campements. Autopsie de la misère.

Une quinzaine de cabanes en bois s'étirent le long d'un chemin de terre que la pluie a transformé en tranchée de boue. Sous un ciel sombre, des enfants s'amusent en sautant sur un fauteuil défoncé.

Les cabanes ont été construites par des réfugiés syriens. Des cabanes d'une pièce où vit une famille au grand complet. Quand il pleut, l'eau s'infiltre à l'intérieur et le bois prend l'humidité. Le campement est installé à côté d'un dépotoir.

Les réfugiés paient un loyer au propriétaire du terrain : 50 $ par mois, auxquels il faut ajouter 40 $ pour l'eau et l'électricité, une fortune pour ces familles qui ont quitté leur pays avec trois fois rien.

Hasan Ibrahim vit dans le campement depuis trois ans. Il a fui la Syrie dès le début de la guerre civile. Il faisait partie des redoutables services secrets du dictateur Bachar al-Assad, les Mukhabarats. Il a atterri à Majdal-Anjar, où il traîne sa vie et son âme.

« Je suis dépressif, dit-il. J'ai trop de pression. Ma fille de 2 ans a un problème au coeur et je dois m'occuper de la femme de mon frère mort au combat et de son fils de 4 mois. Mon frère n'a jamais connu son fils. »

Il déteste sa vie, il déteste le camp et il déteste encore plus sa cabane où les rats le mordent la nuit et mangent le peu de nourriture qu'il réussit à stocker.

« C'est comment, vivre ici?

- C'est la misère », répond-il sans hésiter.

Hasan Ibrahim a 34 ans, mais on lui en donnerait facilement 10 de plus.

***

«C'est le Liban qui reçoit le plus de réfugiés : 1,2 million. Sur une population de 4,3 millions. Un habitant sur cinq est un réfugié.»


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Des enfants s'amusent dans le camp de Majdal-Anjar.

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À Majdal-Anjar, ville frontière de la vallée de... (PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE) - image 3.1

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À Majdal-Anjar, ville frontière de la vallée de la Bekaa, les réfugiés sont plus nombreux que les Libanais.

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Les réfugiés syriens affluent depuis le printemps 2012. Ils sont partout : dans des garages, des campements de fortune, sur les toits, dans la rue, dans des bâtiments abandonnés. Contrairement à la Jordanie et à la Turquie, le Liban a refusé de construire des camps officiels. Les réfugiés s'installent avec les moyens du bord.

Selon Antoine Haddad, homme politique libanais, cette décision est catastrophique. «Les camps de fortune sont anarchiques, désorganisés, incontrôlables sur le plan sécuritaire et inacceptables sur le plan humanitaire. Ces camps peuvent se transformer en poudrière.»

C'est le Liban qui reçoit le plus de réfugiés : 1,2 million. Sur une population de 4,3 millions. Un habitant sur cinq est un réfugié. Selon l'ONU, ils seront 1,5 million à Noël. Le Liban, un pays fragile collé sur une Syrie à feu et à sang, est sur le point de craquer sous le poids des réfugiés.

À Majdal-Anjar, ville frontière de la vallée de la Bekaa, les réfugiés sont plus nombreux que les Libanais. Avant la guerre en Syrie, 21 000 personnes vivaient dans cette ville poussiéreuse, traversée par une voie rapide qui la coupe en deux, comme une cicatrice au milieu du visage. Depuis, 24 000 Syriens se sont greffés à Majdal-Anjar dans le plus grand désordre. Ils pensaient y rester un mois, deux peut-être. La guerre en a décidé autrement. Certains sont à Majdal-Anjar depuis un an et demi, d'autres, depuis trois ans.

***

Zohair Al-Kholad a cinq enfants. Ses deux filles ont l'hépatite C. Elles ont 11 et 13 ans. Elles sont assises sur un matelas, le teint cireux, les traits tirés. Son père les soigne avec une plante, c'est tout ce qu'il a sous la main. Il se prive de tout pour payer le loyer. La famille ne mange que des légumes, les fruits et la viande sont hors de prix. Alors les médicaments...

Sa cabane est plantée au bout du campement.

À Majdal-Anjar, il existe 20 camps comme celui où vivent Zohair Al-Kholad et Hasan Ibrahim.

Zohair vient de Daria, une ville syrienne située à une trentaine de kilomètres de Majdal-Anjar. Deux jours de marche à travers la montagne le séparent de sa maison. Mais il ne peut pas retourner à Daria. La ville a été détruite par les bombardements.

Tous les jours, Zohair quitte le campement pour aller en ville. Il essaie de se faire embaucher comme homme à tout faire, mais il doit affronter l'hostilité de la population locale, qui n'aime pas voir les réfugiés accepter des salaires de famine. Les Libanais les considèrent comme des concurrents déloyaux.

«Les gens sont racistes, se plaint Zohair. Les enfants m'insultent et me crient : "Retourne en Syrie!"»

Des vieux écoutent Zohair. Ils savent qu'ils vivront encore longtemps dans leur campement boueux planté à côté d'un dépotoir.

«Ça va être long, soupire un vieux. Et on va aller de misère en misère.»

***

Moulafak Narabiji vient de Qusayr, où l'armée de Bachar al-Assad a affronté les rebelles pendant deux semaines sanglantes en 2013. Depuis un an et cinq mois, il vit dans un garage froid et humide, planté au bord de la voie rapide de Majdal-Anjar. Le bruit de la circulation envahit l'espace étouffant et sombre du garage.

Il a 65 ans, une femme et trois enfants de 7, 9 et 10 ans. Lui aussi vivote, lui aussi se prive de tout pour payer le loyer de son garage pourri : 200 $ par mois. Ses enfants ne vont pas à l'école. Où trouverait-il l'argent pour les enregistrer? L'État exige 33 $ par enfant, une fortune.

Quand la famille a quitté Qusayr, ils n'avaient qu'une couverture et leurs vêtements sur le dos. Ils sont partis à pied et ils ont traversé la frontière illégalement.

Ses enfants gravitent autour du garage. Moulafak a peur qu'ils se fassent frapper par une auto. Leur espace de liberté se limite à quelques pieds qui vont du trottoir au garage.

Moulafak achète des légumes et essaie de les vendre, mais la plupart du temps, il perd de l'argent. Pendant qu'il raconte ses malheurs, sa femme prépare du café sur un réchaud de camping, un café noir comme du charbon.

Chez lui, à Qusayr, il avait une maison à deux étages. Que reste-t-il de sa maison? Il l'ignore. Que reste-t-il de sa vie? Ça aussi, il l'ignore.

***

Difficile d'interviewer le maire de Majdal-Anjar, qui jongle avec cinq téléphones qui sonnent sans arrêt.

Le maire Sami Al Ajamy est un homme corpulent. Son corps déborde de la chaise qui gémit sous son poids. Il a deux villes sur les bras : la libanaise et la syrienne. Deux villes dans une ville.

«La pression des réfugiés est énorme, admet-il. Sur les infrastructures, l'eau, l'électricité, le système sanitaire, l'environnement, la santé, l'école. Sur tout!»

La population de la ville a doublé en deux ans. Sans oublier les tensions entre les travailleurs syriens et libanais. Le gouvernement ne fait rien. «De toute façon, l'État n'existe pas», dit-il avec une moue. Aux villes de se débrouiller. Le maire réussit à boucler son budget grâce aux ONG.

Il affirme qu'il n'a pas encore atteint le point de rupture, mais, précise-t-il, «aucune ville ne peut absorber plus que sa population». «Pourtant, c'est ce que nous avons fait.»

Et ce n'est pas fini. La guerre risque d'être longue et Majdal-Anjar est collé sur la frontière syrienne. Même si le Liban a décidé en octobre de limiter de façon draconienne le nombre de réfugiés, la guerre les pousse à traverser la frontière. C'est une question de survie.

Tous les samedis, Manal vient chercher ses deux... (PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE) - image 4.0

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Tous les samedis, Manal vient chercher ses deux enfants, Karim, 3 ans, et Mohammed, 10 ans, pour passer quelques heures en leur compagnie avant de les ramener à l'orphelinat, le lundi matin.  

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L'orphelinat, pour la normalité

«Quel âge as-tu Karim?» «90 ans!», répond-il.

Karim n'a que 3 ans, mais il en a peut-être 90 dans sa tête.

Tous les lundis matin, sa mère le laisse à l'orphelinat, où il passe la semaine avec son grand-frère Mohammed qui, lui, a 10 ans.

Les deux frères regardent leur mère partir, sa silhouette s'efface pendant qu'ils lui envoient la main. Elle leur sourit, même si son coeur chavire.

«Ça me rend malade de les quitter, dit Manal, mais c'est mieux pour eux.»

Tous les samedis, elle les reprend. Pour rien au monde, elle ne manquerait ce rendez-vous.

Elle n'a pas le choix. Son mari est mort à Damas l'année dernière. Dix soldats de Bachar al-Assad ont défoncé la porte de sa maison à 6 h du matin. Ils ont arrêté son mari. Le lendemain, le gouvernement l'a appelée pour lui dire de venir chercher son corps. Il avait le bras coupé et le torse criblé de balles.

Elle s'est retrouvée seule avec trois enfants au milieu des tourments de la guerre. Karim avait 1 an. Elle a fui son pays qui avait torturé et tué son mari et elle s'est rendue à Tripoli, dans le nord du Liban, où vit son frère.

Elle s'est installée dans le camp palestinien de Badawi, situé aux confins de la ville. Une réfugiée parmi d'autres réfugiés. C'est l'endroit le moins cher de Tripoli: 150$ par mois.

Elle a aussi un fils de 14 ans qui vit avec elle et qui travaille parfois au marché.

Elle ne peut pas nourrir ses enfants, alors elle laisse les deux plus jeunes à l'orphelinat, où ils peuvent manger à leur faim, étudier et jouer. Comme de vrais enfants.

L'orphelinat est situé au bout d'une route de terre, loin du camp de Badawi. Manal doit prendre le taxi pour s'y rendre. Le bâtiment de quatre étages est d'une propreté impeccable. Dans la salle de jeu, le soleil entre à flots par les grandes fenêtres. À terre, quelques jouets et des Legos. Au troisième étage, un dortoir pour les garçons avec des couvre-lits bleus, un dortoir pour les filles avec des couvre-lits roses. Six lits par dortoir. Sur chaque lit, des toutous et des poupées.

Karim a son propre lit, mais tous les soirs, il se faufile dans celui de son grand frère. Il finit par s'endormir, collé sur Mohammed

Une cinquantaine d'enfants syriens vivent à l'orphelinat, des enfants de la guerre qui ont connu la mort, vécu les bombardements et vu des avions lâcher des bombes et détruire des maisons. Plusieurs font des cauchemars et mouillent leur lit.

***

Samedi, 15 h. Manal vient d'arriver à l'orphelinat. Ses enfants l'attendent. Karim saute dans ses bras. Il ne la lâche pas d'une semelle. Mohammed, lui, hésite. Il aimerait bien rester à l'orphelinat, où il pourrait regarder la télévision et jouer au ballon avec ses amis. Au camp, il vit dans une pièce avec sa mère et ses frères.

Manal ne dit rien, elle le laisse choisir. Mohammed décide de la suivre. Il sourit, Manal aussi. Elle a un projet en tête. Pas question de rester dans un camp palestinien toute sa vie avec deux de ses enfants à l'orphelinat. Elle remplit des papiers pour émigrer en Suède. Mais un jour, quand la guerre sera finie, c'est en Syrie qu'elle veut vivre.

Quelque 1000 réfugiés syriens, dont 600 enfants, vivent... (PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE) - image 5.0

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Quelque 1000 réfugiés syriens, dont 600 enfants, vivent dans cet édifice ouvert à tout vent.

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Vivre dans un bâtiment désaffecté

Un bâtiment inachevé de cinq étages, des fenêtres sans vitre, des flaques d'eau où flottent des détritus, une fillette de 4 ans qui lave ses bas dans l'eau croupie.

Quelque 1000 réfugiés syriens, dont 600 enfants, vivent dans cet édifice ouvert à tout vent. Ils survivent dans ce bloc sombre et décrépit depuis trois ans. Depuis que leur pays, la Syrie, a plongé dans le chaos.

L'édifice est situé aux confins de Saïda, une ville médiévale située au sud de Beyrouth. Un édifice sans grâce, échoué dans un terrain vague comme une baleine de béton, près des bretelles d'une autoroute. Une odeur âcre, mélange d'urine et d'excréments, flotte au-dessus de cette cité improvisée. À quelques centaines de mètres, la mer.

Neuf enfants jouent autour d'une table de baby-foot, le seul jeu disponible. Les mères tiennent leurs poupons dans leurs bras et chassent les mouches d'une main fatiguée. Une femme excédée gifle sa fille de 5 ans, qui met sa main sur sa joue enflée en retenant ses larmes.

Aux fenêtres pendent des cordes à linge, des tapis et des soucoupes. La moitié des 170 familles ont une vieille télévision qui trône dans la minuscule pièce de six mètres carrés où vivent le père, la mère, les enfants, les petits-enfants et les grands-parents. Ils attendent la fin de la guerre, prêts à remballer leur barda pour retourner vivre chez eux. Du moins, ce qu'il en restera.

***

L'édifice appartient à un homme d'affaires de Beyrouth qui voulait construire une mosquée et une école, mais il a manqué d'argent et le chantier est resté en plan. Pour l'instant, les réfugiés y vivent gratuitement, mais dans deux mois, ils devront payer. L'ONU essaie de conclure une entente avec le propriétaire.

Ce sont les réfugiés qui ont bricolé l'électricité et la plomberie. Ils ont droit à un ampère qu'ils paient 20$ par mois et qui alimente une lampe, un ventilateur et la télévision. Quand il pleut, l'eau entre dans les pièces aux fenêtres défoncées.

Lorsque Kafiya a vu l'immeuble délabré, le terrain vague, les flaques d'eau et les bretelles d'autoroute, elle a eu un choc. La famille de son mari vit ici depuis trois ans. Kafiya, elle, est arrivée en septembre.

«Ce n'est pas terrible, mais c'est mieux que la Syrie», dit-elle, résignée. La pièce où elle vit est meublée avec trois fois rien: des tapis pour recouvrir le sol humide, quelques matelas, un meuble aux portes brisées. Et des mouches, beaucoup de mouches. Sur le balcon, des patates et des oignons rangés dans des sacs.

Des parois en bois séparent les appartements des familles. Il existe des pièces communes: cuisine, salle de bains.

Khadiya vient du même village que Kafiya, Hama. Presque tous les réfugiés de l'immeuble viennent d'Hama.

Khadiya a 21 ans. Elle vit ici depuis deux ans avec ses frères, ses soeurs, une cousine, son père et sa mère. «Tout le monde couche sur tout le monde, dit-elle. Il n'y a pas assez de place.»

Elle ne voit pas le jour où elle pourra se marier et avoir des enfants. Elle porte un foulard qui cache ses cheveux, comme toutes les femmes du bloc. Elle sort très peu, sauf si elle trouve du travail. Parfois, elle cueille des olives, sinon, elle reste à la maison. Elle nettoie, va chercher de l'eau, prépare les repas, lave le linge, les mêmes gestes répétés à l'infini.

Parfois, les Libanais l'insultent: «Vous êtes des esclaves!» «Retournez chez vous!»

Et l'avenir?

«Je ne sais pas, répond-elle. Personne n'est heureux ici.»

***

Depuis que le groupe armé État islamique (EI) a attaqué Arsal, une ville libanaise qui jouxte la frontière syrienne, la vie des réfugiés a basculé. C'était en août. Les militants de l'EI ont kidnappé 30 soldats libanais. Trois ont été abattus, dont deux décapités. Cette histoire a soulevé une vague d'indignation chez les Libanais, qui ont pris les réfugiés en grippe, les associant à tort aux extrémistes de l'EI.

À Saïda, par exemple, les autorités ont décrété un couvre-feu pour les réfugiés. Aucun ne peut sortir après 19 h.

«On ne peut même pas s'asseoir sur le muret qui entoure notre immeuble», proteste l'un d'eux.

Une semaine après la bataille d'Arsal, 150 militaires ont encerclé l'édifice. Ils ont fouillé chaque pièce, chaque recoin, à la recherche d'armes et d'explosifs. Les enfants pleuraient, les femmes et les hommes avaient peur.

Mais Motea Saed préfère le couvre-feu et les humiliations à la guerre. Il a 58 ans. Il a forcé ses neuf enfants à quitter la Syrie quand Bachar al-Assad a lancé des barils d'explosifs sur les civils. Motea Saed a perdu sa maison et cinq cousins. Il a décidé de plier bagage et de fuir vers le Liban, comme plus de 1 million de ses concitoyens. Pour le meilleur et pour le pire. Mais surtout pour le pire.

LES RÉFUGIÉS AU LIBAN

> Nombre de réfugiés: 1,2 million. Plus de la moitié (53%) sont des enfants.

> Population du Liban: 4 millions, avant l'arrivée massive des réfugiés syriens. Un habitant sur 4 est un réfugié syrien.

> L'ONU enregistre tous les jours 2500 nouveaux réfugiés, soit un par minute.

> De nombreuses villes accueillent davantage de réfugiés que de locaux.

> Parmi les réfugiés: 400 000 enfants d'âge scolaire. Les écoles libanaises accueillent 100 000 réfugiés. Elles ne peuvent en prendre davantage.

> Le Liban accueille la plus importante concentration de réfugiés de toute l'histoire récente et la plus forte densité de réfugiés par habitant au monde.

> En 2014, selon l'ONU, 1,6 milliard de dollars seront nécessaires pour aider le Liban, mais seulement le quart de cette somme a été amassée pour le moment (chiffres de juillet 2014).

> En octobre, le Liban a décidé de réduire de façon draconienne l'entrée des réfugiés.




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