Le régime et les rebelles envoient des renforts à Alep

Des combattants rebelles à Alep.... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Des combattants rebelles à Alep.

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Agence France-Presse
BEYROUTH

Le régime tout comme les rebelles syriens ont envoyé des renforts dans la région d'Alep (nord), où se dessine un assaut de l'armée contre les quartiers tenus par l'opposition, a annoncé mardi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Le régime a envoyé des unités d'élite, soutenues par des combattants du mouvement libanais chiite Hezbollah.

«Il y a un danger réel que [les secteurs rebelles d']Alep soient assiégés. Des troupes commando de la Garde républicaine et du Hezbollah continuent d'être envoyées en renfort, dans une tentative d'encercler la ville d'Alep», a déclaré à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Parallèlement, «les rebelles et les brigades islamistes [alliées] ont envoyé leurs propres renforts [...] à l'entrée est de la ville», a-t-il ajouté.

Depuis juillet 2012, l'ex-capitale économique de la Syrie est divisée entre secteurs ouest contrôlés par le régime et des quartiers est aux mains des rebelles.

L'aviation syrienne bombarde quotidiennement les zones rebelles. Depuis janvier, ces raids ont fait 2000 morts parmi les civils, dont plus de 500 enfants, et poussé des dizaines de milliers de familles à fuir, selon l'OSDH, qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales.

Mardi, de nouvelles frappes aériennes ont touché Marea, une ville rebelle dans la province d'Alep, de même que le village voisin de Tal Rifaat, a annoncé l'OSDH, faisant état d'un enfant tué.

Il y a deux jours, la Coalition nationale de l'opposition (CNS) avait indiqué que les forces du régime s'apprêtaient à lancer une offensive majeure contre les zones tenues par les rebelles à Alep.

Les rebelles craignent de devoir également se battre sur ce même front contre les jihadistes de l'État islamique (EI), engagés en Syrie, mais aussi en Irak, où ils se sont emparés de larges pans de territoires à la faveur d'une offensive fulgurante lancée le 9 juin.

Lundi, Abdoul Ilah al-Bashir, qui dirige le Conseil suprême militaire de l'Armée syrienne libre (ASL) a déclaré que le régime et l'EI, rejetés par les autres rebelles en raison de ses exactions et de sa volonté d'hégémonie, «se complét[aient]».

Mardi, un convoi d'une cinquantaine de véhicules d'un groupe d'Idleb (nord-ouest) lié à l'EI ont ainsi traversé des zones tenues par le régime près d'Alep pour se rendre à Raqa (nord), bastion de l'EI, selon l'OSDH.

«Au moment où le régime avance sur la ville d'Alep, l'EI avance vers ses environs. Le régime se réjouit que les rebelles doivent se battre sur les deux fronts», a estimé M. Abdel Rahmane.




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