Un convoi de l'OIAC attaqué en Syrie

Un véhicule de l'ONU entre dans le stationnement... (PHOTO KHALED AL-HARIRI, ARCHIVES RETEURS)

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Un véhicule de l'ONU entre dans le stationnement de l'hôtel où les experts de l'OIAC résident à Damas, le 11 octobre dernier.

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
LA HAYE, Pays-Bas

Les enquêteurs de la mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et leurs chauffeurs, dont le ministère syrien des Affaires étrangères avait annoncé mardi matin l'enlèvement par les rebelles, sont «en sécurité», a annoncé l'OIAC.

«Tous les membres de l'équipe sont en sécurité, sains et saufs, et sont en route vers leur base opérationnelle», a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'OIAC, Michael Luhan.

«Un convoi d'inspecteurs de l'OIAC et de personnel des Nations unies a été attaqué», a-t-il également affirmé. «Pour des raisons de sécurité, nous ne pouvons rien dire de plus», a-t-il ajouté, refusant de préciser si les enquêteurs avaient brièvement été kidnappés puis relâchés ou s'ils avaient échappé à l'attaque.

Dans la matinée, le ministère syrien des Affaires étrangères avait affirmé dans un communiqué que «des groupes terroristes avaient enlevé cinq chauffeurs syriens et six membres de l'équipe d'enquête de l'OIAC sur l'utilisation du chlore, qui étaient à bord de deux voitures», dans la province de Hama.

Dans la phraséologie du régime, le mot «terroriste» désigne les rebelles.

Pour sa part, le directeur général de l'OIAC, Ahmet Uzumcu, a appelé toutes les parties à coopérer avec la mission : «Nos enquêteurs sont en Syrie pour établir les faits en lien avec les accusations persistantes d'attaques au chlore», a-t-il déclaré, cité dans un communiqué de l'OIAC. «Leur sécurité est notre priorité et il est impératif que toutes les parties impliquées dans le conflit leur accordent des accès sécurisés».

Récemment, des militants de l'opposition avaient affirmé que le régime avait utilisé du chlore pour attaquer des opposants dans des villes des provinces de Hama et d'Idlib (nord-ouest). Le régime syrien en avait rejeté la faute sur les rebelles.

L'équipe de l'OIAC est arrivée au matin, selon le ministère syrien, à bord de quatre voitures appartenant à l'ONU dans le village de Tibet al-Imam, dans le centre du pays.

Là, les autorités syriennes l'ont informée de l'incapacité d'assurer leur sécurité après ce village, mais l'équipe a décidé de poursuivre son chemin, selon la même source.

À la suite de l'explosion d'une voiture, l'équipe a été contrainte de rebrousser chemin vers le village, «mais une seule voiture est arrivée dans ce village», a indiqué le communiqué du ministère.

La Syrie a officiellement intégré la convention sur l'interdiction des armes chimiques en octobre dans le cadre d'un accord russo-américain sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien, après des accusations contre le régime d'avoir utilisé du gaz sarin lors d'une attaque meurtrière près de Damas.

L'enquête sur le gaz de chlore avait été annoncée fin avril après que la France et les États-Unis eurent accusé Damas d'avoir utilisé un produit chimique industriel dans des attaques contre les rebelles.

Damas n'avait pas l'obligation de déclarer le gaz de chlore en tant qu'arme chimique, car il est souvent utilisé par le secteur industriel.




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