Assad affrontera deux candidats lors de la présidentielle

Bachar al-Assad a rencontré des membres du Haut... (PHOTO REUTERS/SANA)

Agrandir

Bachar al-Assad a rencontré des membres du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, le 3 mai.

PHOTO REUTERS/SANA

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Syrie
Syrie

Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Sur le même thème

Agence France-Presse
DAMAS

Le président sortant Bachar al-Assad affrontera deux candidats à l'élection présidentielle du 3 juin, qu'il est assuré de remporter, a annoncé dimanche à Damas le porte-parole du tribunal constitutionnel.

«Le Haut tribunal constitutionnel annonce avoir validé les candidatures de Maher al-Hajjar, de Hassan Abdellah al-Nouri et de Bachar Hafez al-Assad, selon l'ordre de la date des dépôts des candidatures», a déclaré Majed al-Khadra.

«Les autres candidatures ont été refusées car non conformes aux critères constitutionnels et légaux. Ceux qui ont vu leur demande refusée peuvent introduire un recours devant la cour à partir de lundi et durant 3 jours», a-t-il ajouté.

Pour cette élection, dont le résultat ne fait aucun doute, 24 postulants ont fait acte de candidature.

Alors que le pays est ravagé par un conflit sanglant depuis trois ans, le scrutin se déroulera uniquement dans les territoires contrôlés par le régime et il a d'ores et déjà été qualifié de «farce» par l'opposition et des pays occidentaux.

Il s'agit théoriquement de la première élection présidentielle depuis plus d'un demi-siècle. M. Assad et son père Hafez, qui avait dirigé la Syrie d'une main de fer de 1970 à 2000, ont été nommés à l'issue de référendums.

Originaire d'Alep, la principale ville du nord aujourd'hui divisée entre les rebelles et les forces du régime, Maher al-Hajjar, né le 22 avril 1968, est un député indépendant qui a longtemps été membre du parti communiste.

Hassan al-Nouri est un homme d'affaires de Damas qui a été membre d'une formation de l'opposition de l'intérieur tolérée par le pouvoir. Il est détenteur d'un diplôme et d'un doctorat en gestion de l'Université de Wisconsin aux États-Unis et de l'Université John F. Kennedy en Californie.

L'ONU avait vivement critiqué la décision de Damas de tenir ce scrutin. Selon le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric, «une telle élection est incompatible avec l'esprit et la lettre du communiqué de Genève» sur une transition démocratique en Syrie.

La communauté internationale n'aide pas assez les réfugiés

CAMP DE ZAATARI - L'ONU a critiqué dimanche la communauté internationale qui n'apporte pas une aide suffisante aux millions de réfugiés syriens dans la région et dans les pays d'accueil, soulignant la nécessité d'un «soutien massif».

«Ces pays ont accueilli quelque trois millions de réfugiés syriens enregistrés et non enregistrés (...) Cet énorme impact n'est pas pleinement reconnu par la communauté internationale», a déploré le Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres.

Il s'exprimait lors d'une réunion avec de hauts diplomates et responsables d'Égypte, de Jordanie, d'Irak, du Liban et de la Turquie, dans le camp de réfugiés de Zaatari qui accueille dans le nord de la Jordanie plus de 100 000 Syriens.

«Je veux être très clair, il y a eu très peu de soutien», a-t-il insisté. «Il doit y avoir un soutien massif de la communauté internationale aux budgets des gouvernements et projets de développement liés à l'éducation, la santé, l'eau et les infrastructures».

Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Nasser Joudeh, et ses homologues de Turquie, Ahmet Davutoglu, et d'Irak, Hoshyar Zebari, étaient présents lors de ces discussions, de même que le vice-ministre égyptien des Affaires étrangères, Hamdy Louza, et le ministre libanais aux Affaires sociales, Rachid Derbés.

«Il est nécessaire que les pays du monde, non seulement ceux de la région, ouvrent leurs frontières aux réfugiés syriens et facilitent l'accès à leur territoire», a dit M. Guterres devant les journalistes. «Le soutien doit augmenter massivement dans les mois à venir. Le problème est devenu structurel pour les économies et les sociétés des pays d'accueil.»

En décembre, l'ONU avait lancé un appel de fonds de 6,5 milliards de dollars pour les victimes de la guerre en Syrie, mais seulement 2,3 milliards ont été promis lors d'une conférence des donateurs en janvier à Koweït.

Selon le HCR, le Liban accueille officiellement plus d'un million de réfugiés syriens, alors que plus de 700 000 ont fui vers la Turquie. La Jordanie héberge de son côté près de 600 000 réfugiés, l'Irak quelque 220 000 et l'Égypte 136 000.

«Nous devons créer ensemble les conditions permettant un accès humanitaire en Syrie même et pour les Syriens à l'étranger», a dit M. Guterres.

Il a appelé à un règlement politique du conflit en Syrie, qui a fait plus de 150 000 morts et neuf millions de déplacés et de réfugiés en trois ans.

«Il n'y a pas de solution humanitaire ni militaire. La solution est politique. C'est une guerre dans laquelle il n'y a pas de gagnant. Tout le monde est perdant», a-t-il jugé.




la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer