Syrie: 80% de la prison d'Alep aux mains des rebelles

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Les rebelles tentaient depuis des mois, à coups d'assaut, de prendre la prison concernée.

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Agence France-Presse
BEYROUTH

Les rebelles ont pris le contrôle jeudi de la majorité de la prison centrale d'Alep dans le nord de la Syrie, libérant des centaines de prisonniers, a indiqué une ONG syrienne en faisant état de 30 morts dans les combats.

«Les brigades d'Ahrar al-Cham et le Front Al-Nosra ont pris le contrôle de 80% de la prison centrale d'Alep et ont libéré des centaines de prisonniers», a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Selon lui, «au moins 20 soldats et 10 rebelles ont été tués à ce stade» et les combats se poursuivent avec les troupes gouvernementales à l'intérieur de la prison, la deuxième du pays.

Ahrar al-Cham est l'une des principales factions du Front islamique, la plus importante la coalition rebelle qui combat les troupes du régime de Bachar al-Assad, tandis qu'Al-Nosra est la branche d'Al-Qaïda en Syrie.

De son côté, la télévision d'État a affirmé que «l'armée a mis en échec une tentative des groupes terroristes d'attaquer la prison et a tué un grand nombre de leurs membres».

Selon M. Abdel Rahmane, l'attaque rebelle contre la prison a commencé jeudi par une attaque suicide menée par un kamikaze d'Al-Nosra devant l'entrée principale de la prison. «Un grand nombre de rebelles sont passés alors à l'attaque».

Ahrar al-Cham a de son côté annoncé sur sa page Facebook avoir pris la totalité de la prison, de même que le réseau de militants à Alep, Aleppo Media Center.

Mais selon l'OSDH, les combats se poursuivaient dans ce complexe carcéral où sont détenus près de 3000 personnes, dont des islamistes, des militants et des mineurs.

Les rebelles tentaient depuis des mois, à coups d'assaut, de prendre cette prison.

L'Observatoire avait maintes fois rapporté les conditions catastrophiques à l'intérieur de la prison, notant des cas de tuberculose et d'autres maladies.

Cette situation a poussé le gouvernement syrien à annoncer en décembre qu'il allait libérer 366 détenus pour des «raisons humanitaires».




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