Assiégé par des rebelles, l'EIIL se retire d'une ville du Nord syrien

Un défilé de combattants d'EIIL à Raqqa, dans... (PHOTO ARCHIVES AP)

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Un défilé de combattants d'EIIL à Raqqa, dans l'est de la Syrie, le 14 janvier.

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Agence France-Presse
Beyrouth, Liban

Les djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) se sont retirés vendredi de la ville syrienne de Saraqeb, leur dernier bastion dans la province d'Idlib (nord-ouest), chassés par leurs anciens alliés rebelles, selon une ONG.

Plus à l'est, dans la région d'Alep, les rebelles ont aussi gagné du terrain sur les djihadistes, sauf à Jaraboulous, une localité à la frontière turque prise par l'EIIL, a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Le 3 janvier, de nombreux groupes rebelles excédés par les exactions attribuées à l'EIIL et sa volonté d'hégémonie ont lancé une offensive contre le groupe djihadiste dans les zones contrôlées par la rébellion dans le nord de la Syrie.

Ces combats ont fait près de 1100 morts, selon l'OSDH, qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales et militaires.

D'après le directeur de l'ONG, Rami Abdel Rahmane, les membres de l'EIIL «ont quitté Saraqeb (vendredi) à l'aube, en direction de Sermine». «L'EIIL s'est retiré lorsque la situation est devenue très difficile (...). Ils étaient assiégés par différents groupes rebelles», a-t-il précisé.

«Ils sont partis pour sauver leur peau», a assuré Abou Leila, un rebelle d'Idlib hostile à l'EIIL, interrogé par l'AFP via internet.

Des dizaines de combattants de l'EIIL sont morts ou ont été blessés dans les combats à Saraqeb. Les rebelles avaient pris la ville en novembre 2012, avant qu'elle ne tombe aux mains de l'EIIL en décembre.

À Alep, deux kamikazes de l'EIIL ont fait détoner leur charge près de postes de contrôle rebelles, a annoncé le Centre des médias d'Alep, un réseau de militants.

Ces deux dernières semaines, l'EIIL a mené une vingtaine d'attaques-suicides contre des positions rebelles, tuant de nombreux combattants et civils.

Le groupe djihadiste a aussi pris «le contrôle total» de Jaraboulous, «après d'intenses combats contre les rebelles», selon l'OSDH, qui a fait état de plusieurs rebelles exécutés après avoir été faits prisonniers.

Sur la Base 46 en revanche, une ancienne place forte de l'armée dans la région devenue un bastion djihadiste, les rebelles ont réussi à repousser les combattants de l'EIIL.

Selon l'OSDH, 12 membres de l'EIIL ont été tués, tandis que 20 autres, «tous étrangers», se sont rendus aux rebelles.

«Dans certaines zones, nous enregistrons de bons progrès. Dans d'autres, la situation est mauvaise», a résumé un combattant du Front islamique, une coalition de brigades luttant contre les forces de Bachar al-Assad et désormais aussi contre l'EIIL.

Sur un autre front, l'armée a bombardé vendredi la localité de Madira, au nord-est de Damas, tuant 12 personnes, selon l'OSDH.

Et dans la ville de Deraa (sud), au moins neuf personnes ont été tuées dans un raid aérien visant une zone tenue par la rébellion.

Depuis le début de la révolte lancée en mars 2011 contre le régime de Bachar al-Assad, qui s'est transformée en conflit, les violences ont fait plus de 130 000 morts selon l'OSDH, ainsi que 2,4 millions de réfugiés et des millions de déplacés d'après l'ONU.




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