Égypte: 3 ans de prison pour 77 partisans de Morsi

Depuis la destitution de Mohamed Morsi, les partisans... (Photo OZAN KOSE, AFP)

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Depuis la destitution de Mohamed Morsi, les partisans de l'ex-président islamiste manifestent régulièrement pour réclamer son retour au pouvoir.

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L'Égypte sous tension
L'Égypte sous tension

Notre dossier sur le soulèvement populaire qui secoue l'Égypte. »

Agence France-Presse
LE CAIRE

Un tribunal en Égypte a condamné mardi à trois ans de prison 77 partisans du président islamiste destitué Mohamed Morsi pour implication dans des accrochages ayant fait des dizaines de morts au Caire en août dernier, selon une source judiciaire.

Ces affrontements avaient éclaté quelques jours après la mort de plusieurs centaines de partisans de M. Morsi dans la dispersion le 14 août par les forces de sécurité de deux camps de protestation au Caire qui réclamaient le retour au pouvoir du président destitué en juillet par l'armée.

Les accusés avaient été arrêtés dans un quartier du centre de la capitale alors qu'ils participaient à une manifestation qui se dirigeait vers la mosquée Al-Fath dans le secteur de Ramsès - théâtre d'affrontements entre manifestants islamistes et forces de sécurité, a indiqué l'agence officielle MENA.

Le tribunal a également ordonné qu'à leur libération, les accusés devront se présenter à la police régulièrement pendant trois ans, a indiqué la source.

Depuis sa destitution, les partisans de M. Morsi manifestent régulièrement pour réclamer son retour au pouvoir.

Leurs manifestations ont souvent dégénéré en heurts avec les forces de sécurité et des opposants au président destitué. Mais la mobilisation des pro-Morsi a diminué face à une répression qui a fait plus de 1400 morts tandis que plusieurs milliers de personnes ont été arrêtées.

Dans une autre affaire, une cour criminelle dans la ville d'Assiout (sud) a condamné à trois ans de prison 10 étudiants de l'Université d'Al-Azhar, pour appartenance à un groupe interdit et entrave à l'ordre public.

Ils ont également été condamnés pour possession de publications incitant la population à s'opposer aux autorités.

L'influente confrérie des Frères musulmans, dont est issu Mohamed Morsi, a été classée groupe «terroriste» en décembre par les autorités qui l'accusent d'un attentat suicide ayant fait 15 morts dans un commissariat au nord du Caire.

La confrérie avait condamné l'attentat, revendiqué par Ansar Beit al-Maqdess, inspiré d'Al-Qaïda.




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