Libye: Washington redoute un «conflit généralisé»

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De la fumée émane d'une bâtisse abritant une caserne de pompier et un poste de police attaqués à Benghazi le 6 juillet dernier.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les États-Unis redoutent un «conflit généralisé» en Libye et appellent à la réunion du nouveau parlement à l'issue d'élections contestées, a indiqué samedi le département d'État.

«Les États-Unis sont très inquiets par la violence en cours en Libye et les prises de position dangereuses qui pourraient conduire à un conflit généralisé», a déclaré la porte-parole du département d'État Jen Psaki dans un communiqué.

«Nous affirmons notre soutien à la transition démocratique libyenne et appelons à l'installation de la nouvelle Chambre des représentants le plus tôt possible», a poursuivi la porte-parole.

Elle a également appelé à travailler à la rédaction d'une nouvelle constitution «sans interférence ou violence».

La Haute commission électorale (HNEC) libyenne a annoncé le 6 juillet que seuls 184 sièges (sur 200) avaient été pourvus, le vote ayant été annulé dans plusieurs bureaux en raison de violences.

Le scrutin avait été maintenu malgré une escalade des violences en particulier dans l'est du pays, théâtre depuis un mois d'affrontements quotidiens entre une force paramilitaire loyale au général dissident Khalifa Haftar et des groupes islamistes qui pullulent dans la région et s'en prennent également à l'armée.

Les résultats définitifs doivent être annoncés le 20 juillet.

Les listes politiques ayant été bannies, seuls des «candidats individuels» --mais pas forcément indépendants-- avaient été appelés à se présenter, et la grande majorité des vainqueurs sont méconnus du grand public

La composition politique du futur Parlement ne sera donc connue qu'après la formation de blocs parlementaires.

Les Libyens avaient manifesté un faible engouement pour ces élections, jugées cruciales par la communauté internationale pour sortir le pays de l'anarchie.

Les nouveaux élus de la future Chambre des représentants remplaceront le Congrès général national (CGN, Parlement), la plus haute autorité politique et législative, dont la légitimité est contestée et qui est accusée d'avoir aggravé la crise dans le pays en raison d'une lutte d'influence entre les courants libéral et islamiste.




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