À la recherche d'un possible commanditaire d'Amedy Coulibaly

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Des courriels avaient été découverts dans l'ordinateur retrouvé le 9 janvier au supermarché Hyper Cacher, en périphérie de Paris, où Amedy Coulibaly a assassiné quatre hommes juifs avant d'être tué dans l'assaut des forces de l'ordre.

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Attentats à Paris

Le siège parisien du journal satirique français «Charlie Hebdo» a été la cible d'un attentat terroriste sanglant ayant coûté la vie à au moins 12 personnes dont son directeur de rédaction et dessinateur emblématique Charb et ses trois autres caricaturistes vedettes: Cabu, Wolinski et Tignous. Le pire attentat en sol français depuis 50 ans. Cet attentat a été suivi par deux attaques qui seraient vraisemblablement liées au carnage chez «Charlie Hebdo». »

Agence France-Presse
PARIS

Les juges français ont sollicité les autorités judiciaires américaines pour identifier une personne qui semble avoir donné par courriel des instructions à Amedy Coulibaly, l'un des auteurs des attentats de Paris en janvier, a appris mardi l'AFP de source proche du dossier.

Des courriels avaient été découverts dans l'ordinateur retrouvé le 9 janvier au supermarché Hyper Cacher, en périphérie de Paris, où Amedy Coulibaly a assassiné quatre hommes juifs avant d'être tué dans l'assaut des forces de l'ordre.

«Si possible trouver et travailler avec zigotos biens», recommande le mystérieux interlocuteur d'Amedy Coulibaly, selon le contenu d'un de ses courriels du 8 janvier, détaillé mardi par la chaîne BFMTV et dont l'AFP a eu connaissance.

Ces échanges sont connus des enquêteurs depuis janvier et ont permis d'écarter rapidement la thèse du «loup solitaire» au profit de celle de possibles commanditaires à l'étranger. Leur teneur avait été partiellement révélée au début des investigations.

Le tueur et son interlocuteur échangeaient via le service de messagerie «netcourrier», créant quatre adresses le 1er janvier, a précisé la source proche du dossier.

Chacun disposant des codes, les messages n'étaient pas envoyés, chacun consultant les brouillons avant de les écraser, selon le système de la «boîte morte».

Le 8 janvier à 17 h 21, soit au lendemain de la tuerie au siège du journal satirique Charlie Hebdo commise par les frères Kouachi et quelques heures après le meurtre par Amedy Coulibaly d'une policière municipale en banlieue de Paris, un message est rédigé.

Il sera mis à la poubelle deux heures plus tard par Coulibaly, détaille à l'AFP la source proche du dossier qui évoque un «message très opérationnel».

«Pas possible amis, travailler tout seul, préférence au premier truc prévu», écrit l'interlocuteur. «Aller au plus facile et plus sûr et plus nombre pour recommencer plusieurs fois», poursuit-il, ajoutant la possibilité d'agir en «grande ceinture si problème au centre».

Il recommande d'«expliquer dans vidéo que toi donner à zigoto les outils». Dans une vidéo de revendication diffusée après sa mort, Amedy Coulibaly expliquera avoir fourni des armes aux deux frères.

L'auteur du message semble être à l'étranger, puisqu'il lui demande «si possible» de «parler de ce qui se passe ici en particulier». Coulibaly a évoqué dans sa vidéo la situation en Syrie.

L'interlocuteur de Coulibaly donne enfin la marche à suivre pour utiliser une nouvelle adresse courriel, celle d'une messagerie éditée par une société située en Pennsylvanie, dans l'est des États-Unis, précise la source proche du dossier.

C'est pour cette nouvelle adresse que les enquêteurs français ont demandé dès le 29 janvier l'aide des Américains, selon cette source.

Ils leur ont demandé le 25 juin de leur transmettre «l'ensemble des informations utiles» sur ce compte, ouvertures de session, carnet d'adresses, contenu des boîtes... Une requête dont ils ont souligné «l'urgence», selon la source qui précise que l'interlocuteur de Coulibaly n'a pour l'heure pas été identifié.

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