Deux proches du djihadiste Coulibaly inculpés

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Attentats à Paris

Le siège parisien du journal satirique français «Charlie Hebdo» a été la cible d'un attentat terroriste sanglant ayant coûté la vie à au moins 12 personnes dont son directeur de rédaction et dessinateur emblématique Charb et ses trois autres caricaturistes vedettes: Cabu, Wolinski et Tignous. Le pire attentat en sol français depuis 50 ans. Cet attentat a été suivi par deux attaques qui seraient vraisemblablement liées au carnage chez «Charlie Hebdo». »

Agence France-Presse
PARIS

Deux proches d'Amédy Coulibaly, l'un des auteurs des attentats de janvier à Paris, ont été écroués après leur mise en examen dans l'enquête sur ces attaques menées par trois djihadistes, a appris samedi l'AFP de source judiciaire.

Six hommes, connaissant tous Coulibaly, sont désormais en prison en France dans cette affaire, mais aucun n'est à ce stade mis en examen pour une complicité directe dans les attentats qui ont tué 17 personnes.

Ils sont notamment soupçonnés d'avoir fourni armes, véhicules et matériel divers aux tueurs.

Les deux hommes qui viennent d'être écroués ont été en contact avec Coulibaly, auteur du meurtre d'une policière le 8 janvier, puis de quatre juifs le lendemain lors d'une prise d'otages dans un supermarché cacher dans l'est de Paris, où il a trouvé la mort.

L'attaque contre le magasin cacher est intervenue deux jours après la tuerie au siège de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo (12 morts) commise par les frères Chérif et Saïd Kouachi, que connaissait Amédy Coulibaly, et qui ont également été tués par la police le 9 janvier.

Selon le procureur de Paris François Molins, l'un des deux hommes qui viennent d'être écroués, Amar R. (33 ans), a échangé avec Coulibaly près de 600 SMS sur quatre mois et l'a rencontré à plus de dix reprises, «en particulier les 5 et 6 janvier», à la veille des attentats.

Actuellement en détention pour une affaire de droit commun, Amar R. est le compagnon d'une femme gendarme qui avait également été entendue, mais dont la garde à vue avait été levée mercredi. Il avait connu Amédy Coulibaly lors d'un précédent passage en prison.

Quant à l'autre homme, Said M., 25 ans, son ADN a été identifié sur la lanière d'un taser retrouvé dans le magasin cacher, selon le procureur.

Depuis le début de l'enquête, les investigations se sont concentrées en partie sur l'entourage des tueurs, à travers notamment les témoignages de leurs proches, les traces ADN retrouvées et les contacts téléphoniques entre eux.

«De fait l'aspect coordonné et planifié de toutes les attaques apparaît chaque jour plus évident», a réagi auprès de l'AFP Me Patrick Klugman, avocat de familles de victimes de l'Hyper Cacher.

Les investigations portent aussi sur des proches des tueurs soupçonnés d'avoir quitté peu avant les attentats la France pour la Syrie, comme la compagne d'Amédy Coulibaly, Hayat Boumeddiene ou les frères Belhoucine, figures connues de l'islamisme le plus radical en France.

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