Quatre Français sur dix pensent qu'il faut éviter de publier des caricatures de Mahomet

50% des personnes interrogées se déclarent favorables à... (Photo Carlo Allegri, Reuters)

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50% des personnes interrogées se déclarent favorables à «une limitation de la liberté d'expression sur internet et les réseaux sociaux» contre 49% qui n'y sont pas favorables et 1% sans opinion.

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Attentats à Paris

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Attentats à Paris

Le siège parisien du journal satirique français «Charlie Hebdo» a été la cible d'un attentat terroriste sanglant ayant coûté la vie à au moins 12 personnes dont son directeur de rédaction et dessinateur emblématique Charb et ses trois autres caricaturistes vedettes: Cabu, Wolinski et Tignous. Le pire attentat en sol français depuis 50 ans. Cet attentat a été suivi par deux attaques qui seraient vraisemblablement liées au carnage chez «Charlie Hebdo». »

Agence France-Presse
PARIS

Plus de quatre Français sur dix (42%) estiment qu'il faut éviter de publier des caricatures du prophète Mahomet, et près de la moitié (49%) ne sont pas favorables à une limitation de la liberté d'expression sur internet, selon un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche.

À une question rappelant que «certains musulmans se sentent blessés ou agressés par la publication de caricatures du prophète Mahomet», 57% répondent qu'il faut «ne pas tenir compte de ces réactions et continuer de publier ce type de caricatures» contre 42% qui pensent qu'il «faut tenir compte de ces réactions et éviter de publier ce type de caricatures» (1% sans opinion). 50% des personnes interrogées se déclarent favorables à «une limitation de la liberté d'expression sur internet et les réseaux sociaux» contre 49% qui n'y sont pas favorables et 1% sans opinion.

81% des sondés sont favorables à «la déchéance de nationalité française pour les binationaux (personnes ayant une double nationalité) condamnés pour des actes de terrorisme sur le sol français», 68% à «l'interdiction du retour en France de citoyens français que l'on soupçonne d'être allés se battre dans des pays ou régions contrôlés par des groupes terroristes», et également 68% à «l'interdiction de sortie du territoire aux citoyens français soupçonnés de vouloir se rendre dans des pays ou régions contrôlés par des groupes terroristes».

En revanche, 57% ne sont pas favorables à «d'autres interventions militaires françaises en Syrie, au Yémen ou en Libye», et 63% ne sont pas non plus pour «une intensification des opérations militaires françaises en Irak».

Sondage réalisé par téléphone les 16 et 17 janvier auprès d'un échantillon de 1003 personnes, représentatif de la population française adulte (méthode des quotas).

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