Pas de retour à la normale avant «des mois» à l'aéroport de Bruxelles

Des policiers et des soldats belges sont déployés... (PHOTO GEERT VANDEN WIJNGAERT, AP)

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Des policiers et des soldats belges sont déployés sur le site de l'aéroport de Bruxelles lors d'une simulation de grande envergure visant à tester des infrastructures temporaires d'enregistrement, avec l'aide de 800 employés de l'aéroport, le 29 mars.

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Agence France-Presse
BRUXELLES

L'aéroport international de Bruxelle restera encore fermé aux voyageurs mercredi, a annoncé mardi soir la société gestionnaire, une semaine après l'attentat-suicide qui a dévasté le hall des départs. Un retour à la normale n'est quant à lui pas envisageable avant des mois, a estimé de son côté le PDG de la société gestionnaire dans un entretien publié mardi dans le quotidien belge L'Echo.

«L'aéroport sera fermé pour les vols commerciaux à l'arrivée et au départ de Bruxelles demain mercredi 30 mars», a écrit dans un tweet Brussels Airport.

Une simulation de reprise partielle de l'activité, avec des comptoirs d'enregistrement ouverts dans un bâtiment annexe, a été organisée mardi après-midi, et Brussels Airoport doit encore en étudier les enseignements, a expliqué une porte-parole jointe par l'AFP.

La décision de maintenir fermé l'aérogare «n'est pas une conséquence de la simulation, qui s'est terminée à 17 h» (11 h, heure de Montréal), a assuré cette porte-parole, Anke Fransen, précisant que les résultats du test ne seraient pas connus avant mercredi matin.

«On espère avoir demain (mercredi) dans la matinée une décision» concernant une date de réouverture partielle, a-t-elle poursuivi.

L'exercice visait à s'assurer que les travaux de réparation réalisés après le double attentat-suicide du 22 mars dans le hall de départ soient satisfaisants.

À quelques centaines de mètres des terminaux, policiers et militaires contrôlaient chaque véhicule se rendant à l'aéroport, ne laissant passer que les membres du personnel munis de leur badge d'accès et les fournisseurs autorisés, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Une fois ce hall d'accueil provisoire franchi, les passagers pourront rejoindre la zone de contrôle, puis le bâtiment appelé «connector», qui donne ensuite accès aux différents halls d'embarquement et n'a «pas été atteint par les attaques», a dit à l'AFP la porte-parole de la société gestionnaire, Florence Muls.

«En principe, si tout le monde donne le feu vert (mardi) soir, on sera proches d'une solution. Dans cette hypothèse, et si les compagnies sont prêtes et d'accord pour opérer, on pourrait démarrer dès mercredi. Mais j'insiste, ce n'est qu'une hypothèse», expliquait Arnaud Feist le PDG du groupe au journal L'Echo.

Toute reprise de l'activité ne serait dans l'immédiat que temporaire, «avec seulement 20 % de la capacité aéroportuaire» normale, soit la possibilité de traiter l'enregistrement de 800 à 1000 personnes par heure, contre quelque 5000 en temps normal.

«On ne pourra pas assurer les mêmes capacités qu'en temps normal», a ajouté Mme Muls. Et pour un retour à la normale, «il faudra attendre des mois», a pronostiqué le PDG de Brussels Airport sans chiffrer le montant des dégâts.

Dans l'intervalle, il faudra donc faire un choix au niveau des compagnies aériennes autorisées à opérer, a-t-il souligné, en insistant sur le respect des normes de sécurité belges et européennes.

«Comme dans tous les aéroports européens, la zone d'enregistrement est publique (...) Faut-il tout revoir? Je suis prêt au débat, mais il faut que cela se fasse au niveau européen», a-t-il dit.

Deux kamikazes se sont fait exploser le matin du 22 mars dans le hall de départ de l'aéroport, mais un troisième, qui reste en fuite, a abandonné une valise bourrée d'explosifs qui n'a pas détoné.

Pour le personnel, la simulation organisée mardi «reste très difficile», a souligné la porte-parole de l'aéroport.

«Tout le monde est très très touché par ce qui s'est passé. Il y a vraiment eu un choc (...) C'est un acte humain dramatique, c'est pire qu'un écrasement, à la limite, parce qu'on n'a pas de prise sur un acte volontaire aussi malintentionné, donc effectivement les émotions sont fortes», a estimé Mme Muls.

Par ailleurs la STIB, l'exploitant des transports en commun de Bruxelles, a annoncé que toutes les stations du métro rouvriraient mercredi sauf celle de Maelbeek, où un kamikaze s'est également fait exploser le 22 mars.

Les attentats dans cette station de métro et à l'aéroport de Bruxelles ont fait 32 morts au total et plus de 300 blessés, selon un bilan officiel révisé à la baisse mardi soir.

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