Le drame belge a une résonance au Québec

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Deux jeunes filles allument des chandelles devant le Consulat général de Belgique, mercredi, à Montréal.

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Catherine Gignac
La Presse Canadienne
Montréal

Même si le Consulat général de Belgique est situé en plein coeur du centre-ville de Montréal, un endroit où la circulation est particulièrement dense à l'heure de pointe, une atmosphère étonnamment sereine régnait sur le pas de sa porte mercredi en début de soirée.

De nombreux Montréalais d'origine et d'adoption visiblement ébranlés par les attentats ayant secoué Bruxelles la veille s'étaient massés à cet endroit dans un élan de solidarité.

Plusieurs d'entre eux se contentaient de se recueillir alors que d'autres préféraient déposer des bougies et des gerbes de fleurs à côté d'un immense drapeau noir, jaune et rouge.

Certains membres du groupe s'agenouillaient également sur le trottoir, l'espace d'un instant, pour inscrire à la craie des messages d'encouragement et d'espoir à proximité de ce symbole de la Belgique. D'un ton chevrotant et hésitant, quelques personnes ont même entonné l'hymne national de ce pays.

Ces petits gestes ont mis un peu de baume au coeur de Géraldine Charlier. «Ça fait du bien de recevoir du soutien» et de réaliser que «tout ce monde est dans la même galère», a mentionné cette Belge.

Sa compatriote, Alix Le Clercq, considérait, pour sa part, que ce qui se déroulait sous ses yeux était «très beau», mais elle avait tout de même le vague à l'âme car elle craignait que cette poussée de compassion ne dure qu'un temps.

«J'ai peur que ça s'essouffle», a-t-elle reconnu.

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Denis Coderre s'est recueilli devant le Consulat, mercredi. 

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Alors qu'il prononçait une courte allocution devant la foule, le maire de Montréal, Denis Coderre, a promis que ce ne serait pas le cas.

Puis, il a invité les Belges à se montrer forts dans l'adversité.

«Plus que jamais, (...) il ne faut pas plier l'échine», a-t-il déclaré.

De son côté, Marc Fillion jugeait qu'il importait de tirer une leçon des drames survenus de l'autre côté de l'Atlantique et ce, autant en France l'an dernier qu'en Belgique plus tôt cette semaine.

«On peut être aussi victime d'événements comme ça donc, il ne faut jamais perdre de vue cette possibilité-là», a souligné ce Québécois.

Aux yeux d'Emmanuel Marcilhacy, ce qui se doit surtout d'être conservé coûte que coûte c'est la capacité de s'unir pour surmonter les embûches.

«Il y a une chose que les barbares ne prendront jamais. C'est la fraternité humaniste qui fait que, dans les moments difficiles et dans les épreuves, on est capable de se retrouver», a avancé ce Français d'origine qui a vu l'horreur de près étant donné qu'il était en déplacement dans l'Hexagone, le 13 novembre dernier, la journée où des attentats ont été perpétrés à Paris et à Saint-Denis.

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