Salah Abdeslam s'est radicalisé en prison, selon son ancien avocat

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Salah Abdeslam, à gauche, apparaît dans cette image de TVbrussels. L'image a été prise en août 2014, alors qu'il était dans un marché de Molenbeek.

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Attaques à Paris
Attaques à Paris

Notre dossier spécial sur les attentats du 13 novembre à Paris. »

Agence France-Presse
LA HAYE

Salah Abdeslam, seul survivant des commandos des attentats du 13 novembre à Paris, s'est radicalisé en prison, a affirmé samedi son ancien avocat belge au quotidien néerlandais De Volkskrant, à la veille du premier anniversaire des attaques qui ont fait 130 morts.

« Il porte une barbe, il est devenu un vrai fondamentaliste alors qu'il n'était qu'un jeune des rues avec des baskets Nike », a affirmé l'avocat belge Sven Mary, qui a représenté Salah Abdeslam pendant plusieurs mois, cité par le quotidien néerlandais.

Convaincu que le suspect-clé des attentats, muré dans son silence, ne collaborera pas avec la police, Sven Mary et son collègue Frank Berton avaient renoncé début octobre à le défendre.

Pour l'avocat, les conditions de détention de Salah Abdeslam expliquent sa radicalisation et son silence face aux questions de la justice.

Dans sa cellule de Fleury-Mérogis, en banlieue parisienne, Salah Abdeslam est détenu à l'isolement et sous vidéosurveillance 24 h/24. « On ne l'a pas torturé physiquement », ajoute l'avocat, qualifiant de nouveau les conditions de détention de « torture psychologique ».

Abdeslam avait tenté de faire suspendre ce dispositif inédit en France, mais le Conseil d'État avait estimé que « le caractère exceptionnel des faits terroristes » pour lesquels il est poursuivi impliquait « que toutes les précautions soient prises ».

Ce Français de Belgique de 27 ans a été selon les enquêteurs au coeur des préparatifs des attentats les plus meurtriers jamais commis en France. Après quatre mois de cavale à Bruxelles, il a été arrêté le 18 mars avant d'être remis le 27 avril à la justice française, qui l'a mis en examen notamment pour assassinats terroristes.

Lors de cette première comparution, il avait assuré au juge vouloir « s'expliquer ultérieurement ». Mais, convoqué ensuite trois fois, il a toujours fait valoir son droit au silence.

À la mi-octobre, son frère Mohamed lui avait demandé de s'exprimer, ajoutant alors : « J'ai parfois même l'impression qu'il est quelque part encore plus radicalisé que déradicalisé ».

Mercredi, le parquet fédéral belge avait affirmé à l'AFP que la cellule djihadiste à l'origine des attentats de Paris et de Bruxelles avait pris ses ordres « très haut » dans le commandement de l'organisation État islamique.

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