Le président Hollande reçoit les familles des victimes des attentats du 13 novembre

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François Hollande a déjà rencontré les familles des victimes des attaques qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés le 13 novembre, les pires attentats jamais commis sur le sol français. Mais c'est la première fois qu'il les reçoit de façon formelle.

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Attaques à Paris
Attaques à Paris

Notre dossier spécial sur les attentats du 13 novembre à Paris. »

Agence France-Presse
PARIS

Le président français François Hollande reçoit pour la première fois lundi après-midi les associations de victimes des attentats du 13 novembre à Paris, trois jours après l'arrestation à Bruxelles de Salah Abdeslam, seul survivant du commando auteur des attaques.

«On veut l'entendre sur ce qui est fait pour que les attentats ne se reproduisent pas», a souligné Georges Salines, président de l'une de ces associations, «13 novembre: fraternité et vérité», et père de l'une des victimes de la tuerie de la salle de concert du Bataclan.

«Quels sont les objectifs internationaux de la France? Comment fait-on pour éliminer DAECH (acronyme arabe du groupe État islamique, NDLR)?», a-t-il dit vouloir demander à M. Hollande. «Jusqu'ici, on a une réponse univoque, sécuritaire», a-t-il relevé.

François Hollande a déjà rencontré les familles des victimes des attaques qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés le 13 novembre, les pires attentats jamais commis sur le sol français. Mais c'est la première fois qu'il reçoit les associations de façon formelle.

Selon l'entourage du président, la rencontre doit être l'occasion d'«écouter» les victimes et «faire le point avec elles sur le suivi» et le soutien financier, médical ou administratif dont elles peuvent faire l'objet depuis novembre.

Mais François Hollande «leur fournira aussi des informations sur l'enquête, dans le respect du secret de l'instruction et du secret défense après la nouvelle étape franchie vendredi avec l'arrestation de Salah Abdeslam», a-t-on précisé de même source.

Pour Carole Damiani, psychologue et directrice de Paris Aide aux Victimes, une autre association invitée à l'Élysée, «les victimes ont des réactions variées face à l'arrestation de cet homme. Pour beaucoup c'est un soulagement. Mais ce n'est pas absolument non plus ce qui va les soigner tout d'un coup».

Quatre mois après les attaques, qui ont visé le Bataclan, des terrasses de cafés et restaurants de l'Est parisien et les abords du Stade de France à Saint-Denis, au nord de Paris, François Hollande a vanté lundi matin «l'unité» de la France et appelé à la «vigilance» face à la «radicalisation» islamiste.

«Ce qu'espèrent les fanatiques, les extrémistes, c'est de nous diviser», a-t-il déclaré lors d'une visite impromptue au musée de l'Immigration à Paris.

Intervenant de son côté devant des représentants de la communauté musulmane de France, la plus importante d'Europe, le premier ministre Manuel Valls a estimé que «lutter contre la radicalisation, c'est promouvoir un islam fort, républicain et professionnel, organisé».

«Il y a plus que jamais urgence», a-t-il affirmé, ajoutant par ailleurs qu'il fallait «bien sûr chercher à comprendre» ce qui mène à la radicalisation djihadiste.

Le chef du gouvernement avait suscité une polémique après les attentats de novembre en affirmant qu'«expliquer» de tels actes revenait à «déjà vouloir un peu (les) excuser».

Le dernier établissement frappé par les djihadistes à être encore fermé, le bar parisien «La Belle équipe», où 20 personnes ont été tuées, a rouvert ses portes lundi.

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