Cinq personnes interpellées à Bruxelles puis relâchées

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Des membres des forces spéciales belges montent la garde dans une rue de Bruxelles durant un raid dans le centre de la capitale, le 20 décembre.

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Attaques à Paris
Attaques à Paris

Notre dossier spécial sur les attentats du 13 novembre à Paris. »

Agence France-Presse
BRUXELLES

Cinq personnes ont été interpellées dimanche soir et lundi matin à Bruxelles dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris, avant d'être toutes relâchées, a indiqué lundi le parquet fédéral belge.

Trois individus, dont deux frères, avaient été arrêtés dimanche soir. Et deux autres personnes avaient ensuite été arrêtées lundi matin au cours d'une nouvelle perquisition, toujours dans cadre de cette même enquête.

«Le juge d'instruction de Bruxelles spécialisé en matière de terrorisme a libéré les cinq personnes qui avaient été privées de liberté hier soir et ce matin» après qu'elles ont été entendues par la police judiciaire, a annoncé lundi après-midi le parquet fédéral belge dans un communiqué.

«L'enquête se poursuit sans désemparer», a-t-il ajouté sans précisions sur le profil des personnes en question et sur ce qui a pu conduire les enquêteurs à vouloir les entendre.

La perquisition qui avait été effectuée dimanche soir a été exécutée «à la suite d'une enquête téléphonique approfondie», à la demande du juge d'instruction, avait expliqué le parquet dans un précédent communiqué.

Elle avait eu lieu tout près de Molenbeek-Saint-Jean, d'où est originaire Salah Abdeslam, principal suspect en fuite, à la limite de cette commune populaire et du centre-ville de Bruxelles.

Le parquet avait précisé dimanche soir que l'opération était liée à l'enquête sur les attentats, mais pas directement à la recherche de Salah Abdeslam.

Aucun détail n'a été donné sur la perquisition de lundi matin, à Laeken, également dans l'agglomération bruxelloise.

Dans un cas comme dans l'autre, ni arme ni explosif n'ont été retrouvés sur place, a tout de même indiqué le parquet.

L'enquête sur les attentats de Paris est menée en parallèle en France et en Belgique, d'où étaient partis et d'où sont originaires plusieurs des assaillants.

Selon une source française proche du dossier, qui a confirmé dimanche une information du quotidien Le Parisien, le SMS envoyé par l'un des tueurs du Bataclan disant «On est parti, on commence», était destiné à un numéro belge.

Dimanche, une source proche de l'enquête en Belgique avait confirmé à l'AFP que Salah Abdeslam avait passé trois contrôles de police en France avant de regagner la Belgique après les attaques meurtrières de Paris. Il est introuvable depuis.

Au total, les autorités belges ont inculpé et écroué huit personnes soupçonnées d'avoir apporté une aide aux auteurs des attentats de Paris, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés le 13 novembre.

Dans un entretien à la radio Bel-RTL, le directeur de l'Ocam, l'organe qui évalue la menace terroriste en Belgique, a reconnu que l'incertitude était complète sur la localisation de Salah Abdeslam.

«Le problème est: "Est-ce qu'il est en Belgique, ne l'est-il pas?". On ne le sait pas, il n'y a personne qui le sait. Or (...) tout le monde le poursuit», a déclaré André Vandoren à la radio.

«Je peux vous dire une chose, c'est que tout ce qui est possible d'être fait est fait, nos services font vraiment le maximum pour essayer de l'intercepter», a-t-il assuré.

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