Le père du troisième kamikaze du Bataclan: «Je l'aurais tué avant»

La salle de concert du Bataclan a été... (PHOTO CHARLES PLATIAU, ARCHIVES REUTERS)

Agrandir

La salle de concert du Bataclan a été le théâtre de la principale tuerie (90 morts) des attaques du 13 novembre à Paris.

PHOTO CHARLES PLATIAU, ARCHIVES REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Attaques à Paris
Attaques à Paris

Notre dossier spécial sur les attentats du 13 novembre à Paris. »

Agence France-Presse
BISCHHEIM, France

Le père de Foued Mohamed-Aggad, le troisième kamikaze recensé dans la salle de spectacles du Bataclan, a affirmé qu'il ignorait jusqu'à mercredi que son fils comptait parmi les auteurs des attentats de Paris, assurant qu'il l'aurait «tué avant» s'il avait su ce qu'il préparait.

C'est sa famille qui, après avoir reçu un message texte de Syrie annonçant son décès, a alerté la justice française qui a pu formellement l'identifier en fin de semaine dernière grâce à des comparaisons ADN, selon une source proche du dossier. Son identification a été confirmée mercredi par le premier ministre Manuel Valls.

«Bien sûr que je suis surpris», a dit Saïd Mohamed-Aggad à des journalistes devant son domicile de Bischheim, en banlieue de Strasbourg (est), confiant que, s'il avait imaginé plus tôt que son fils, âgé de 23 ans, allait être impliqué dans les attentats du 13 novembre à Paris, «je l'aurais tué avant».

«Je l'ai appris comme vous, depuis minuit. Je savais qu'il était parti en Syrie, depuis deux ans, mais pas qu'il était revenu», a affirmé M. Mohamed-Aggad.

«La dernière fois que je l'ai vu, c'était il y a deux ans, quand il est parti. J'ai pas de mots, je l'ai appris ce matin, il faut que je m'en remette», a ajouté le père.

Saïd Mohamed-Aggad raconte que, lors de ses contacts téléphoniques depuis la Syrie, son fils Foued disait simplement «ça va, ça va», mais ne parlait pas de son engagement djihadiste. «Je lui ai dit «reviens», il a dit «non». Qu'est-ce que vous voulez que je fasse?»

Jusqu'à son départ pour la Syrie fin 2013, Foued Mohamed-Aggad habitait avec sa mère, ses parents ayant divorcé depuis des années, a précisé son père aux journalistes.

Selon un ancien voisin, le jeune homme vivait à Wissembourg, à 60 km de Strasbourg, avec ses deux soeurs et son frère au domicile de la mère.

Comme Foued Mohamed-Aggad, les deux autres assaillants, Omar Ismaïl Mostefaï, 29 ans, et Samy Amimour, 28 ans, originaires de banlieue parisienne, s'étaient également rendus en Syrie. C'est aussi le cas de la quasi-totalité des autres auteurs des attaques qui ont fait 130 morts à Paris.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer