Fin de l'état d'alerte maximale à Bruxelles

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Un soldat belge patrouille dans le centre de Bruxelles, le 26 novembre.

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Attaques à Paris
Attaques à Paris

Notre dossier spécial sur les attentats du 13 novembre à Paris. »

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Philippe SIUBERSKI
Agence France-Presse
BRUXELLES

Les autorités belges ont décidé jeudi d'abaisser d'un cran le niveau de la menace terroriste à Bruxelles, ramenée à «possible et vraisemblable» après cinq jours de tensions sans précédent, les derniers suspects des attentats de Paris en fuite restant introuvables.

«Le caractère imminent de la menace, selon les indications des services d'appuis de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM), n'est plus présent de la même manière», a déclaré le premier ministre Charles Michel lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion du Conseil national de sécurité.

La présence dans les rues de Bruxelles des militaires et des policiers, massive depuis cinq jours, est confirmée, mais elle sera «progressivement adaptée».

«Le métro rouvrira entièrement dès demain (vendredi) à 6 h du matin (minuit à Montréal)», a ajouté M. Michel.

«On doit rester extrêmement vigilants», a tempéré le premier ministre, qui s'est refusé à préciser les éléments qui ont conduit les services de sécurité à revoir à la baisse le risque de la menace.

Preuve que la tension reste vive à Bruxelles, la Grande mosquée de Bruxelles a dû être évacuée à la mi-journée et entourée d'un périmètre de sécurité pendant quelques heures après la découverte d'une poudre suspecte, qui s'est révélée être... de la farine.

Une semaine après les attentats qui ont fait 130 morts à Paris, l'OCAM avait, dans la nuit du 20 au 21 novembre, porté à son maximum le niveau de risque pour la région de Bruxelles, le plaçant à 4, soit une menace «sérieuse et imminente».

Le reste du pays avait été maintenu au niveau d'alerte 3 (menace «possible et vraisemblable»).

Après la décision prise jeudi, c'est donc l'ensemble de la Belgique qui reste au niveau 3.

«C'est une bonne décision, un signal important qu'on avance petit à petit vers une normalisation de la situation, même si un niveau 3 demeure une situation anormale», a estimé le vice-premier ministre chrétien-démocrate flamand Kris Peeters, avant la réunion du Conseil national de sécurité.

«C'est une bonne nouvelle pour la vie sociale et la mobilité à Bruxelles, mais ce n'est pas fini, ce n'est qu'un début», a abondé le chef du gouvernement régional bruxellois, Rudi Vervoort.

Si tous les risques sont loin d'être écartés, les cinq dernières journées resteront gravées dans l'histoire de la Belgique.

Pour la première fois, les autorités avaient décidé la fermeture totale du métro bruxellois et l'annulation de nombreux événements publics. Magasins et centres commerciaux avaient baissé leurs rideaux.

Lundi et mardi, les écoles et universités bruxelloises étaient restées portes closes.

Perquisitions en Wallonie et au Maroc

La capitale de l'Europe avait des allures de ville en état de siège, avec des blindés aux abords des lieux stratégiques et dans le centre historique.

Dimanche soir, la police avait effectué une vague de perquisitions, réclamant aux médias et aux utilisateurs des réseaux sociaux de respecter un «black-out» sur les opérations en cours.

Vingt-et-une personnes avaient été interpellées, mais seul un certain «Ali O.» a été inculpé. Il est soupçonné d'avoir pris en charge à Bruxelles Salah Abdeslam, l'un des principaux suspects des attentats de Paris. Ce dernier continue toutefois à échapper aux policiers lancés à ses trousses.

Jeudi, deux nouvelles perquisitions ont eu lieu en Wallonie: d'une part à Auvelais, petite commune rurale de la région de Namur, et d'autre part à Verviers, une ville proche de la frontière allemande où une cellule de djihadiste avait été neutralisée en janvier dernier.

Ces opérations, liée à l'enquête sur les attentats de Paris, n'ont entraîné aucune interpellation dans l'immédiat.

Le ministère marocain de l'Intérieur a par ailleurs annoncé jeudi le démantèlement d'une «cellule terroriste» dont les membres sont liés à la puissante organisation djihadiste État islamique (EI), qui a revendiqué les attaques de Paris, et planifiaient des attentats. L'EI a aussi revendiqué l'attentat-suicide mardi contre la garde présidentielle à Tunis (12 morts).

La cellule, formée de deux hommes et d'une femme, était active à Fès (centre), Casablanca (ouest) et Ouled Taima (sud). La Belgique a demandé au Maroc «une collaboration étroite et poussée en matière de renseignements et de sécurité».

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