Troisième raid français sur le fief de l'EI en 48 heures

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Il s'agit de raids d'une ampleur sans précédent, par le nombre d'appareils mobilisés, depuis le début des frappes françaises en Syrie fin septembre.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
Paris

L'aviation française a frappé mardi pour le troisième jour consécutif le fief du groupe État islamique (EI) à Raqa dans le nord de la Syrie, a annoncé le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

«En ce moment même, dix chasseurs de l'armée de l'air française sont en train de frapper sur Raqa», a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision TF1, quatre jours après les sanglants attentats de Paris revendiqués par l'EI.

Les dix Rafale et Mirage 2000 engagés ont «bombardé successivement deux centres de commandement» de l'EI, a précisé peu après le ministère de la Défense dans un communiqué.

«Les premières frappes ont été déclenchées à partir de 19h30 (heure française)», les avions ayant rallié la zone depuis les Emirats arabes unis pour les Rafale et la Jordanie pour les Mirage 2000.

«En 48 heures, trois raids aériens français ont ainsi permis de détruire six objectifs d'importance contrôlés par Daech (acronyme de l'EI en arabe)», a affirmé le ministère.

«La France a un ennemi caractérisé, c'est Daech, il faut le combattre avec détermination, avec tous les moyens, à la fois à l'intérieur et l'extérieur (..) jusqu'à ce qu'il soit anéanti», a insisté M. Le Drian.

Dans la foulée des pires attentats jamais commis en France, le président François Hollande a averti que la réponse de la France serait «impitoyable» et annoncé une intensification des frappes contre l'EI en Syrie.

Elle va pour cela dépêcher le porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale, ce qui triplera sa capacité de frappes dans la région, avec 26 chasseurs à bord. Ils s'ajouteront aux 12 Mirage 2000 et Rafale stationnés en Jordanie et aux Emirats arabes unis.

Le bâtiment appareillera mercredi pour «continuer les frappes sur un certain nombre de sites privilégiés, en particulier autour de Raqa et Deir Ezzor, qui sont les sites principaux de la formation de combattants étrangers», a précisé M. Le Drian.

«C'est là qu'il faut toucher Daech dans ses forces vives», a-t-il dit, en citant aussi parmi les cibles privilégiées les centres de commandement et les postes de ravitaillement pétrolier qui permettent à l'organisation de se financer.

Dix chasseurs français avaient déjà opéré des raids dimanche soir ainsi que dans la nuit de lundi à mardi sur Raqa, détruisant des centres de commandement et d'entraînement présumés de l'EI.

Il s'agit de raids d'une ampleur sans précédent, par le nombre d'appareils mobilisés, depuis le début des frappes françaises en Syrie fin septembre. Jusque-là entre deux et quatre chasseurs étaient généralement engagés.

Les frappes contre l'EI deviennent aussi plus fréquentes au fur et à mesure que l'aviation française accumule du renseignement, via ses vols de reconnaissance.

Depuis les attentats, les États-Unis ont par ailleurs décidé d'accroître leurs échanges de renseignements avec la France, lui donnant ainsi accès à des informations de première importance réservées aux alliés les plus proches de Washington.

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