Un djihadiste français de l'EI a revendiqué les attentats de Paris

Une cycliste passe devant le Bataclan, le 17... (PHOTO CHRISTIAN HARTMANN, REUTERS)

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Une cycliste passe devant le Bataclan, le 17 novembre. La salle de spectacle parisienne a été le théâtre de l'une des pires attaques qui ont frappé la capitale française le 13 novembre.

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Attaques à Paris
Attaques à Paris

Notre dossier spécial sur les attentats du 13 novembre à Paris. »

Un islamiste dans la mire depuis 2001 des services de renseignement français, Fabien Clain, a été identifié comme la voix derrière les revendications du groupe État islamique des attentats de Paris, selon l'AFP.

Rapidement après les attaques du vendredi 13 novembre en France, le groupe État islamique a diffusé un message en français pour en revendiquer la paternité. Le document audio donnait plusieurs détails sur l'organisation des attentats, dont le fait que huit personnes y ont pris part.

Les services de renseignement ont identifié la voix : il s'agirait de Fabien Clain, qui se fait appeler Omar depuis qu'il s'est converti à l'islam. L'homme de 35 ans (36 ans, selon certains médias) est bien connu des services de renseignement, lui qui fait l'objet de surveillance depuis 2001, selon des documents obtenus par le quotidien Libération. Il était notamment un proche de Mohamed Merah, qui avait tué en mars 2012 trois militaires ainsi que le professeur et trois jeunes élèves d'une école juive dans la région de Toulouse (sud-ouest), avant d'être abattu par la police.



Fabien Clain et son frère Jean-Michel, originaires de la Réunion, ont attiré l'attention des autorités quand ils ont fondé un groupe salafiste à Toulouse au début des années 2000. Le duo détonnait grandement avec leurs épouses qui se couvraient d'une burqa. Leur groupe a peu à peu grandi pour rassembler des jeunes des banlieues et de nouveaux convertis de la région de Toulouse.

En 2004, les frères Clain partent en Égypte pour étudier le Coran, mais deux membres de leur groupe de Toulouse, Sabri Essid et Thomas Barnouin, se font arrêter en Syrie alors qu'ils tentaient de se rendre en Irak. Ils tentaient de joindre la lutte armée contre l'armée américaine qui a renversé le régime de Saddam Hussein en 2003.

À l'issue du procès du groupe de Toulouse, Fabien Clain est condamné en 2009 à purger cinq ans de prison pour son rôle d'organisateur dans la mise en place une filière de recrutement de combattants étrangers pour l'Irak.

À sa sortie de prison en août 2012, Fabien Clain s'installe en Normandie, lui qui fait l'objet d'un interdit de séjour à Toulouse. Sa vie devient vite «un enfer» selon lui quand un reportage de France 2 le lie à Mohammed Merah, qui a assassiné sept personnes en mars 2012. En 2014, il disparaît pour se rendre en Syrie avec son frère et une dizaine de membres du groupe de Toulouse. Parmi ceux-ci, Sabri Essid a lui aussi joint le combat de l'État islamique. Celui-ci est d'ailleurs apparu dans l'une des innombrables vidéos d'exécutions que le groupe diffuse sur l'internet.

Fabien Clain est soupçonné d'être derrière l'attentat raté contre une église de Villejuif, le 19 avril dernier. Le Monde rapporte que c'est lui qui aurait «activé» l'auteur présumé, Sid Ahmed Ghlam. Celui-ci a été arrêté après s'être tiré par mégarde une balle dans la jambe.

-Avec l'Agence France-Presse

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