«Ils ont les armes, on les emmerde, on a le champagne»

«Ils ont les armes, on les emmerde, on a le champagne» : le dessin en une de... (IMAGE CHARLIE HEBDO)

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Attaques à Paris
Attaques à Paris

Notre dossier spécial sur les attentats du 13 novembre à Paris. »

Agence France-Presse
PARIS

«Ils ont les armes, on les emmerde, on a le champagne» : le dessin en une de Charlie Hebdo à paraître mercredi est une réponse directe aux attentats parisiens de la part de la rédaction décimée par une attaque islamiste le 7 janvier.

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Un homme, buvant et dansant le corps troué de balles et une bouteille de champagne à la main, fait un pied de nez aux auteurs des attentats qui ont visé des endroits festifs de la capitale.

La dessinatrice Coco le représente sur fond rouge, le champagne coulant à flots par les trous laissés par les balles.

Quelques jours après l'attentat qui avait fait douze morts au siège de Charlie Hebdo, le journal visé par les djihadistes pour avoir publié des caricatures de Mahomet avait tenu tête aux terroristes en dessinant à nouveau en une le prophète de l'islam qui proclamait «Je suis Charlie», mais sous un titre tendre et inattendu : «Tout est pardonné».

«Du sang et des larmes, prophétisait Churchill. Nous y sommes», écrit aujourd'hui le rédacteur en chef du journal, Riss, dans son éditorial.

«Sans s'en apercevoir, les Parisiens de 2015 sont un peu devenus des Londoniens de 1940, déterminés à ne pas céder, ni à la peur ni à la résignation, quoi qu'il leur arrive sur le coin de la figure», poursuit-il.

L'édito appelle aussi à relancer le débat sur l'islam qui, «depuis une vingtaine d'années, est devenu un champ de bataille où les radicaux veulent exterminer les incroyants et soumettre par la force les modérés».

«Éviter l'écueil de la division ne doit pas nous faire renoncer au droit à critiquer la religion au prétexte que son exercice irrite parfois. Parmi toutes les libertés fondamentales qui font nos vies, c'est aussi cette liberté que les tueurs ont voulu éliminer ce vendredi soir», analyse Riss.

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