La police évacue un camp de réfugiés insalubre près d'Athènes

Le camp de Hellinikon était une solution temporaire... (PHOTO LOUISA GOULIAMAKI, AGENCE FRANCE-PRESSE)

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Le camp de Hellinikon était une solution temporaire des autorités grecques lors du grand flux de réfugiés en Grèce en 2015, le pays n'étant pas alors prêt à y faire face.

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Agence France-Presse
ATHÈNES

La police grecque a annoncé vendredi avoir démarré l'évacuation d'un camp insalubre de réfugiés et migrants, majoritairement afghans, situé à Hellinikon, banlieue sud d'Athènes, où ils campent depuis plus d'un an.

« Près de 500 personnes restaient dans ce camp et l'opération se passe sans aucun problème », a assuré à l'AFP le porte-parole de la police Theodoros Chronopoulos.

La majorité des réfugiés seront transférés dans un camp organisé à Thèbes, à 100 km au nord d'Athènes. Les hommes seuls, sans famille, y seront transférés plus tard après un contrôle d'identité par la police, a expliqué ce responsable.

Il y a dix jours, le ministère de la Politique migratoire avait prévenu les réfugiés qu'ils devaient quitter ce camp improvisé.

Des protestations récurrentes ont eu lieu ces derniers mois au sujet de ce camp, qui outre le hall d'arrivée de l'ancien aéroport comprend d'anciens sites des Jeux olympiques de 2004 abandonnés. S'y côtoyaient des tentes de commerce, cartons, couvertures, ou panneaux en plastique et draps suspendus pour assurer une vague intimité aux nombreuses familles présentes.

Le camp de Hellinikon était une solution temporaire des autorités grecques lors du grand flux de réfugiés en Grèce en 2015, le pays n'étant pas alors prêt à y faire face.

À l'époque des milliers réfugiés avaient envahi les quais du port du Pirée, près d'Athènes et le site de Hellinikon tandis que des milliers se sont dirigés vers le camp improvisé d'Idomeni à la frontière Greco-macédoine, dans le nord du pays, pour passer dans des pays du nord de l'Europe avant la fermeture des frontières en mars 2016.

Depuis, environ 60 000 réfugiés et migrants sont piégés en Grèce, dont de nombreux Syriens, Afghans et Pakistanais qui cherchent à obtenir l'asile en Grèce ou tentent par des voies illégales passer dans un pays européen plus prospère que la Grèce.

Lors du grand flux de 2015, les Afghans étaient considérés comme des réfugiés ayant le droit de relocalisation ou regroupement familial, comme les Syriens.

Mais depuis le pacte UE-Turquie visant à limiter le flux migratoire via la Turquie, les Afghans ont été privés de ce droit et sont désormais menacés d'expulsion malgré l'insécurité dans leur pays où le nombre de victimes civiles ne cesse de s'accroître.




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