Quelque 6500 migrants secourus au large de la Libye

Dimanche, plus de 1100 migrants avaient déjà été... (Photo AP)

Agrandir

Dimanche, plus de 1100 migrants avaient déjà été secourus dans la même zone, selon le bilan des gardes-côtes, qui coordonnent depuis Rome toutes les opérations de sauvetage au nord des eaux territoriales libyennes.

Photo AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Crise migratoire

International

Crise migratoire

Pour tout savoir sur la crise migratoire sans précédent qui perturbe l'Europe. »

Fanny CARRIER
Agence France-Presse
ROME

Les gardes-côtes italiens ont annoncé lundi soir avoir coordonné le secours d'environ 6500 migrants au large de la Libye au cours de la journée, l'une des plus chargées de ces dernières années dans cette partie de la Méditerranée.

L'organisation catalane Proactiva Open Arms a diffusé sur son compte Twitter des images impressionnantes de migrants entassés à 700 sur un bateau de pêche, dont certains se sont jetés à la mer après avoir reçu un gilet de sauvetage pour tenter de rejoindre les secours.

Dimanche, plus de 1100 migrants avaient déjà été secourus dans la même zone, selon le bilan des gardes-côtes, qui coordonnent depuis Rome toutes les opérations de sauvetage au nord des eaux territoriales libyennes.

En revanche, ce mois d'août a été légèrement plus calme que les années précédentes. Le dernier bilan du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) en fin de semaine faisait état d'environ 105 000 arrivées. Avec les opérations de dimanche et lundi, cela devrait monter à plus de 112 500, soit encore en-deçà des 116 000 enregistrés pendant la même période en 2015.

La quasi-totalité de ces migrants viennent d'Afrique de l'Ouest ou de la Corne de l'Afrique.

Des navires des gardes-côtes et de la marine italienne, de l'opération européenne anti-passeurs Sophia, de l'agence européenne Frontex, de la marine irlandaise et d'organisations humanitaires sont intervenus lundi pour auprès de 40 embarcations de fortunes.

«Nous avons été particulièrement occupés aujourd'hui» (lundi), a confirmé à l'AFP un porte-parole des gardes-côtes italiens, qui refusent toujours après chaque grosse journée de parler de record.

Les départs de migrants depuis la Libye se font en effet par vagues successives, avec une concentration d'opérations lorsque la mer est calme et qu'un vent du sud pousse les embarcations de fortune vers les eaux internationales.

Tirs sur MSF

Mais le phénomène s'est accentué cette année: les gardes-côtes ont dépassé plusieurs fois le seuil de 30 opérations de secours coordonnées en une journée, alors qu'ils ne l'avaient jamais franchi auparavant.

Et les journées chargées se sont parfois enchaînées: plus de 13 000 personnes secourues en moins d'une semaine fin mai, 8300 en cinq jours début août. Selon le porte-parole des gardes-côtes, les conditions météo sont réunies pour une nouvelle affluence mardi.

Médecins sans Frontières (MSF) a annoncé sur son compte Twitter que son navire humanitaire Dignity avait participé avec Proactiva Open Arms au secours de la barque de pêche et de 15 canots pneumatiques.

Parmi ces migrants se trouvaient de nombreux bébés et enfants, dont un nouveau-né de cinq jours qui a dû être évacué par hélicoptère vers un hôpital italien, a précisé MSF.

Une véritable flottille militaire et humanitaire patrouille cette année au large de la Libye pour secourir les migrants, qui partent dans des conditions tellement précaires que certains ne survivent pas moins d'une journée de mer en raison des émanations de carburant, de l'hypothermie et de la déshydratation, sans compter les naufrages.

Selon le HCR, au moins 3100 migrants sont morts ou disparus en mer Méditerranée cette année en tentant de gagner l'Europe.

La situation est cependant tendue dans la zone, en particulier depuis qu'un autre navire de MSF, le Bourbon Argos, a essuyé des tirs le 17 août à 24 milles nautiques au large de la Libye, où le trafic de migrants fait l'objet d'une lutte de pouvoir entre factions et autorités rivales.

Aucun migrant n'était à bord à ce moment-là et l'ensemble des équipes s'était réfugié dans un endroit sûr après avoir repéré un bateau s'approchant sans s'identifier.

Les assaillants, non-identifiés, sont montés à bord pendant environ 50 minutes avant de repartir sans faire de dégât ni rien emporter.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer