L'ONU appelle à la fin des détentions des migrants arrivés sur les îles grecques

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De jeunes migrants sont massés à une barrière du centre de détention de Moria, lors de la visite du pape François à Mytilène, sur l'île grecque de Lesbos, le 16 avril.

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Crise migratoire

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Agence France-Presse
ATHÈNES

Le rapporteur spécial de l'ONU sur les droits des migrants, François Crépeau, a réclamé lundi la fin du placement en détention, sur la base de l'accord UE-Turquie, des migrants arrivés en Grèce, et a souligné la fragilité légale de ce pacte destiné à freiner l'afflux de migrants.

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Le rapporteur spécial de l'ONU sur les droits des migrants, François Crépeau, à Athènes, le 16 mai.

PHOTO MICHALIS KARAGIANNIS, REUTERS

«J'appelle la Grèce à mettre fin à ces détentions» sauf cas exceptionnels, a déclaré M. Crépeau dans une conférence de presse à l'issue d'une visite de cinq jours en Grèce.

Ces placements en détention - pour une période de 25 jours - de tout migrant arrivé après l'entrée en vigueur de l'accord UE-Turquie le 20 mars «ont été demandés à la Grèce par l'UE», mais «cette contrainte est déplacée», a-t-il souligné.

La détention est en particulier inacceptable pour les enfants, très nombreux parmi les arrivants, «qui ne doivent pas être détenus», a-t-il insisté. D'autant que les conditions dans les centres de rétention surchargés des îles «ne sont pas optimales», alimentant parmi les exilés «frustration et peur».

M. Crépeau a aussi mis en avant les incertitudes pesant sur la légalité du pacte UE-Ankara, un simple «accord politique sans caractère juridique contraignant», qui vise à tarir les passages migratoires en Égée et prévoit le renvoi en Turquie des migrants arrivés irrégulièrement y compris les demandeurs d'asile.

«En cas de contestation» par des migrants concernés, «il faudra attendre que la justice grecque et européenne se prononce pour savoir si c'est un mécanisme efficace ou si cela viole les droits de la personne», a relevé le rapporteur.

Il a appelé l'UE à mieux «partager la responsabilité avec la Grèce qui se bat pour offrir une protection aux migrants» bloqués sur son territoire, quelque 50 000, en accélérant notamment la procédure de relocalisation et en augmentant son aide financière à l'État.

Les fonds affectés par l'UE «ne peuvent pas aller seulement aux ONG», comme cela est prévu pour les enveloppes d'urgence déjà débloquées, car ces organisations ne peuvent pas «fournir tous les services requis», notamment pour la prise en charge scolaire ou hospitalière, a-t-il estimé.

Il a également appelé la Grèce à «un effort bien plus important» pour informer ces exilés. «La difficulté d'obtenir une information exacte sur ce qui va leur arriver est un grand facteur d'angoisse pour eux», a-t-il relevé.

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