Environ 6500 migrants bloqués à la frontière gréco-macédonienne

Ce blocage des migrants à Idomeni, en Grèce,... (Photo AFP)

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Ce blocage des migrants à Idomeni, en Grèce, est intervenu après que la Macédoine a décidé de fermer sa frontière aux Afghans et d'exiger des Syriens et des Irakiens des papiers d'identité.

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Crise migratoire

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis 2015 des centaines de milliers de personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» de l'EI à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
ATHÈNES

Environ 6500 migrants étaient bloqués samedi au poste-frontière d'Idomeni, dans le nord de la Grèce, au lendemain de la décision de quatre pays des Balkans d'instaurer de nouveaux quotas, a rapporté l'agence de presse Athens News Agency.

«Cette situation sera réglée d'ici 15 jours», a assuré samedi le ministre grec de la Politique migratoire Yiannis Mouzalas, précisant que le gouvernement entendait installer des «camps provisoires à travers le pays» pouvant abriter jusqu'à 2000 à 3000 personnes.

Ce blocage des migrants est intervenu après la décision de la Macédoine, il y a une semaine, de fermer sa frontière aux Afghans. Elle exige en outre des Syriens et Irakiens des papiers d'identité en plus du laissez-passer délivré dans les centres d'enregistrement grecs.

Le point de passage d'Idomeni a été néanmoins totalement fermé dans la nuit de jeudi à vendredi et ce, jusqu'à samedi en début d'après-midi, selon la police grecque.

La Slovénie et la Croatie, membres de l'UE, ainsi que la Serbie et la Macédoine ont annoncé vendredi limiter à 580 le nombre quotidien d'hommes, de femmes et d'enfants transitant vers l'Europe du Nord.

Ces pays des Balkans ont emboîté le pas à l'Autriche qui a décidé il y a plus d'une semaine de limiter l'entrée des migrants sur son territoire à 80 demandeurs d'asile par jour, et à 3200 personnes en transit.

«Nous faisons face à une crise humanitaire que d'autres ont provoquée», a déclaré M. Mouzalas dans une interview à la radio Sto Kokkino, précisant que les camps que la Grèce prévoit d'installer «doivent répondre aux besoins élémentaires» des migrants «pour une durée limitée».

Seuls 150 réfugiés avaient pu traverser la frontière macédonienne jeudi avant la fermeture d'Idomeni, selon les autorités grecques. Le nombre total de migrants et réfugiés sur le sol grec s'élève actuellement à 20 000 personnes, selon les services de M. Mouzalas.

Cette situation a entraîné des tensions à Idomeni où quelque 400 réfugiés ont protesté samedi matin, exhortant les autorités macédoniennes à les laisser passer.

Quelque 200 autres personnes ont également manifesté samedi devant l'ambassade d'Autriche à Athènes, scandant «Ouvrez les frontières», ou encore «Arrêtez la guerre» en Syrie, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ailleurs, en Europe, des manifestants ont défilé en solidarité avec les migrants et réfugiés.

Ils étaient 3000 à Bruxelles pour réclamer «des voies de passage sûr» pour que ceux qui fuient les guerres cessent de risquer leur vie en chemin.

Des rassemblements plus modestes ont également été organisés dans plusieurs villes d'Allemagne et dans la capitale française, Paris, où 200 personnes se sont réunies place de la République.

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