Pause au Congrès sur les réfugiés et, peut-être, les voyageurs européens

Le Congrès ne devrait finalement pas voter de restrictions immédiates à... (PHOTO REUTERS)

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Crise migratoire

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis 2015 des centaines de milliers de personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» de l'EI à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
Washington

Le Congrès ne devrait finalement pas voter de restrictions immédiates à l'entrée des réfugiés syriens et irakiens aux États-Unis, et pourrait adoucir sa réforme du programme d'exemption de visas, après une mobilisation d'ONG, de diplomates européens et de parlementaires américains.

«On y travaille», a dit mardi le numéro deux des démocrates du Sénat, Dick Durbin.

La Chambre des représentants a adopté la semaine dernière une proposition de loi qui exclurait certains voyageurs du programme d'exemption de visas, dont bénéficient 38 pays, dont 30 en Europe:

- ceux qui ont la double nationalité entre l'un de ces 38 pays et l'Irak, la Syrie ou l'Iran et le Soudan, qualifiés d'États soutenant le terrorisme par Washington (par exemple, un Franco-Syrien);

- et ceux qui se sont rendus dans ces quatre pays depuis mars 2011 (par exemple, un Français qui serait allé en Iran).

Ces voyageurs ne seront pas empêchés de venir aux États-Unis, mais ils devraient dorénavant obtenir un visa préalable à leur voyage touristique ou pour affaires, ce qui les forcerait à se rendre dans un consulat américain. Aujourd'hui, environ 20 millions de personnes viennent chaque année sans visa aux États-Unis pour des séjours de moins de 90 jours, dont quelque 13 millions d'Européens.

La diplomatie européenne, par la voix de son ambassadeur à Washington David O'Sullivan, a menacé les États-Unis de représailles, car le programme est fondé sur la réciprocité.

Des ONG ont qualifié le texte de discriminatoire puisque les États-Unis feraient la différence entre certains citoyens européens, selon qu'ils ont ou non la nationalité d'un autre pays.

Ces appels ont trouvé écho chez des parlementaires américains des deux partis.

«Cela déclencherait sans aucun doute un traitement réciproque pour les citoyens américains binationaux de la part de nos partenaires européens», ont écrit deux sénateurs démocrates, Dick Durbin et Patrick Leahy, et deux sénateurs républicains, Jeff Flake et Dean Heller, dimanche aux chefs parlementaires, dans une lettre obtenue par l'AFP.

Dick Durbin a indiqué mardi que la mesure contre les binationaux pourrait disparaître. «C'est un des éléments sur lesquels on travaille», a-t-il dit.

Il a aussi confié espérer qu'une exception serait faite pour les travailleurs humanitaires qui se sont rendus dans les quatre pays désignés, mais rien n'indique que cette doléance soit acceptée. Les militaires et diplomates seront en tout cas exemptés.

La version amendée devrait faire partie d'un gigantesque texte budgétaire devant être adopté cette semaine au Congrès.

Mais, alors que la Chambre, à majorité républicaine, avait adopté moins d'une semaine après les attentats de Paris un texte suspendant de facto l'arrivée de réfugiés syriens et irakiens, cette mesure ne devrait pas faire partie du grand texte budgétaire de fin d'année, selon le chef démocrate Harry Reid.

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