Le Canada ouvre un centre de réfugiés en Jordanie

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Les réfugiés au centre de Amman représentent seulement une fraction des quelque 15 000 Syriens que le gouvernement souhaite rétablir lui-même.

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis 2015 des centaines de milliers de personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» de l'EI à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Stephanie Levitz
La Presse Canadienne
AMMAN

Une poignée de réfugiés syriens aspirant à quitter la Jordanie ont défilé au nouveau centre pour le traitement des réfugiés du Canada à Amman, dimanche, à son premier jour d'activité.

Quatre-vingt-dix personnes se sont prêtées au processus se déclinant en plusieurs étapes sous les yeux de trois ministres du gouvernement Trudeau qui se sont rendus dans la capitale jordanienne pour assister aux débuts de leur programme visant à accueillir 25 000 réfugiés syriens d'ici le mois de février.

Le ministre de l'Immigration John McCallum s'est réjoui des nouvelles «positives» qu'il a apprises, dont le fait que le gouvernement jordanien n'ait pas de problème à délivrer des permis de sortie.

Il a ajouté que le centre de traitement n'était qu'à son premier jour, et que les activités deviendraient plus rapides et intenses prochainement.

M. McCallum était accompagné du ministre de la Défense, Harjit Sajjan et de la ministre de la Santé, Jane Philpott. La délégation canadienne, qui est arrivée à Amman samedi soir, a passé sa journée de dimanche à rencontrer les organismes humanitaires, des représentants des Nations unies et des dirigeants jordaniens. Ils se dirigeront ensuite vers Ottawa.

Les journalistes canadiens ne pouvaient pas élaborer sur leur visite pour des raisons de sécurité, mais tant l'ONU que le roi Abdallah II ont publié des messages et des photos commentant leur séjour sur Twitter.

Les réfugiés au centre de Amman représentent seulement une fraction des quelque 15 000 Syriens que le gouvernement souhaite rétablir lui-même. Ceux qui passent par le centre se font dire de s'attendre à partir seulement à la fin du mois de février, l'échéance fixée par le gouvernement - un objectif réaliste, assure M. McCallum. «Soyons optimistes», a-t-il dit.

Un porte-parole du ministère de l'immigration qui a informé les ministres a rappelé fréquemment que les plans du gouvernement seront appelés à changer, suggérant que l'objectif d'accueil de 500 personnes par jour pourrait représenter un défi.

Les réfugiés parrainés par le secteur privé - qui forment la majorité des 10 000 personnes que le gouvernement prévoit réinstaller au pays d'ici la fin de l'année - ne passeront pas par le centre de traitement du Canada, mais ils partiront du même aéroport. Ces avions pourraient décoller aussi tôt que la semaine prochaine.

Ces cas sont examinés par les centaines de fonctionnaires et militaires canadiens qui ont été déployés en Jordanie, au Liban et en Turquie. Ils sont sélectionnés en premier lieu par le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés.

Certains proviendront du camp de réfugiés Zaatari, que les ministres ont visité dimanche.

La ministre Jane Philpott a témoigné qu'elle avait été frappée par la gravité de l'enjeu. «Alors que nous pensons évidemment aux 25 000 qui viendront au Canada, nous devons nous rappeler qu'il y en a plus d'un million qui vivent ici, dans ce pays», a-t-elle affirmé.

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