Des migrants maltraités systématiquement par la police bulgare

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Membre de l'Union européenne, mais pas de l'espace Schengen de libre circulation, la Bulgarie reste en marge du principal flux de migration vers l'Europe occidentale qui passe par la Grèce, la Macédoine et la Serbie.

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Crise migratoire

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis 2015 des centaines de milliers de personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» de l'EI à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
SOFIA

Des organisations humanitaires ont dénoncé vendredi les mauvais traitements infligés par des représentants des forces de l'ordre bulgares aux migrants qui traversent le pays dans leur périple vers le nord de l'Europe.

Une centaine de migrants afghans, irakiens et syriens, interviewés après être passés en Serbie, ont affirmé que durant leur séjour en Bulgarie ils avaient été menacés de renvoi dans leur pays, attaqués par des chiens policiers, battus et obligés de remettre leur argent aux agents pour continuer leur route, selon une enquête effectuée par le Belgrade Center for Human Rights et financée par l'ONG internationale OXFAM.

Sept Afghans interviewés le 20 octobre à Belgrade ont témoigné que les gardes-frontières les avaient empêchés d'entrer en Bulgarie en lançant leurs chiens sur eux. Lors d'une seconde tentative de passage, ils sont arrivés jusqu'à Sofia (ouest) où ils ont été détenus dans un camp pendant une vingtaine de jours avant de s'en échapper.

«Tous les interviewés, sauf ceux qui n'ont pas été repérés par la police, ont rapporté des mauvais traitements en Bulgarie», selon l'étude.

La ministre de l'Intérieur Roumiana Batchvarova a réagi en assurant que les données du rapport ne traduisaient pas une politique de son ministère. «J'espère pouvoir démentir ces accusations. Ce n'est pas notre politique, je ne l'aurais jamais permis», a-t-elle déclaré.

Interrogée par l'AFP, une porte-parole de l'agence bulgare aux réfugiés, Avgustina Donkova, a affirmé «n'avoir jamais reçu de plainte de réfugiés pour maltraitance».

Le 15 octobre, un Afghan de 19 ans avait été abattu par un garde-frontière alors qu'il venait d'entrer clandestinement en Bulgarie, depuis la Turquie voisine. Les autorités avaient regretté «un incident tragique» qu'elles expliquaient par «un ricochet» d'une balle tirée en l'air.

Membre de l'Union européenne, mais pas de l'espace Schengen de libre circulation, la Bulgarie reste en marge du principal flux de migration vers l'Europe occidentale qui passe par la Grèce, la Macédoine et la Serbie. Quelque 200 migrants arrivent toutefois chaque jour à Dimitrovgrad, ville serbe près de la frontière bulgare, après avoir traversé la montagne à pied, selon le rapport d'OXFAM.

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