L'ONU s'inquiète des violences sexuelles contre les femmes et les enfants

Une femme débarque sur l'île de Lesbos, en... (Photo ARIS MESSINIS , AFP)

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Une femme débarque sur l'île de Lesbos, en provenance de la Turquie. Un tiers des migrants sont des femmes et des enfants.

Photo ARIS MESSINIS , AFP

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Crise migratoire

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l'année des centaines de milliers de personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» de l'EI à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Jamey Keaten
Associated Press
GENÈVE, Suisse

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s'est dit préoccupée, vendredi, après avoir reçu des « informations crédibles » voulant que des femmes et des enfants cherchant refuge en Europe soient victimes de violences sexuelles.

Certains auraient été contraints de se prostituer pour payer des passeurs.

Le HCR a spécifié qu'il n'avait pas d'indication précise sur l'étendue du phénomène. Mais il a ajouté que les femmes et les enfants voyageant seuls, qui n'ont plus d'argent et qui dorment par exemple dans des parcs ou des gares, sont particulièrement vulnérables.

La porte-parole du HCR, Melissa Fleming, a notamment demandé aux autorités des différents pays d'accueil en Europe de cesser de détenir des enfants avec des adultes, puisque cela pose des « risques majeurs pour eux ».

Depuis le début de l'année, plus de 644 000 réfugiés et migrants ont traversé la mer Méditerranée pour atteindre l'Europe, selon les données de l'ONU. Plus du tiers d'entre eux sont des femmes et des enfants.

« D'après des témoignages et des informations concordantes que nous avons reçues, dans certains cas, des enfants se sont livrés à la prostitution de survie pour payer des passeurs afin de poursuivre leur voyage, soit parce qu'ils n'avaient plus d'argent, soit parce qu'ils avaient subi des vols », a expliqué Mme Fleming.

Plusieurs centres d'accueil sont surpeuplés, ne disposent pas de sections séparées pour les femmes voyageant seules avec des enfants et ne sont pas éclairés de manière adéquate, relève le HCR.

Le phénomène serait présent dans « absolument tous les pays » - mais principalement dans les Balkans - le long de la route empruntée par les migrants. Des passeurs, des gangs criminels ou d'autres réfugiés pourraient être derrière ces abus, selon le HCR.

L'agence demande aux autorités nationales d'apporter les correctifs nécessaires pour assurer la sécurité des populations plus vulnérables et de trouver des solutions de rechange à la détention des enfants et aux séparations familiales.

Mme Fleming a rapporté qu'une de ses collègues travaillant en Suède - un pays qui a une politique d'accueil favorable aux migrants - lui avait raconté que jusqu'à 500 mineurs arrivaient seuls, sans être accompagnés par un adulte, chaque jour.

« Il y a tellement de cas de parents désespérés qui envoient leurs enfants sur la route à un très jeune âge », a-t-elle soupiré.

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