La Serbie interdit l'entrée de poids lourds et de produits croates sur son territoire

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Le ministre serbe de l'Intérieur, Nebojsa Stefanovic

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l'année plus de 350 000 personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» du groupe armé État islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie. Mais cette crise n'est pas exclusive à l'Europe, l'Asie du Sud-Est aux prises avec un trafic de migrants aussi tentaculaire que meurtrier connaît également cette triste réalité. »

Agence France-Presse
Belgrade

La Serbie a interdit mercredi soir l'entrée sur son territoire de poids lourds immatriculés en Croatie et de produits croates répondant à une mesure de Zagreb qui a interdit lundi l'entrée en Croatie des poids lourds venant de la Serbie.

La Croatie entendait ainsi faire pression sur Belgrade et l'amener à rediriger le flot de migrants et de réfugiés vers la Hongrie et la Roumanie. Plus de 44 000 migrants fuyant la guerre et la misère dans les pays du Moyen-Orient et d'Afrique sont entrés en Croatie par la Serbie en une semaine.

La Serbie avait annoncé qu'elle se réservait le droit de prendre des mesures de rétorsion et lancé à la Croatie un ultimatum expirant mercredi soir a 22 h 00 GMT.

«À partir de minuit (18 h, heure de l'Est) aucun poids lourd immatriculé en Croatie et aucun autre véhicule ou moyen de transport chargé de produits croates ne pourra entrer sur le territoire de la Serbie», a déclaré le ministre serbe de l'Intérieur Nebojsa Stefanovic en direct sur la télévision nationale (RTS).

M. Stefanovic, qui s'exprimait au poste-frontière de Batrovci-Bajakovo, a précisé que la décision était en vigueur pour «tous les postes-frontière de la Serbie» car le pays est exposé à «une agression économique» et «doit désormais défendre ses intérêts».

Le ministre a déploré «l'attitude irresponsable» des autorités croates et a précisé que «le gouvernement serbe est prêt à revenir sur sa décision immédiatement à condition que le poste-frontière de Batrovci-Bajako soit ouvert à la circulation des poids lourds».

Dans la journée de mercredi, des chauffeurs routiers en colère avaient bloqué à toute circulation le seul passage frontalier encore ouvert entre la Serbie et la Croatie, pour protester contre la décision de Zagreb.

Belgrade a cessé d'envoyer depuis le 16 septembre des migrants vers la Hongrie, pays qui a fermé par une clôture de barbelés ses 175 km de frontières avec la Serbie. Depuis, la Croatie est devenue la nouvelle voie d'accès vers l'Europe occidentale.

La semaine dernière, la Croatie avait déjà fermé sept de ses huit passages frontaliers avec la Serbie, pour tenter de réduire l'afflux de migrants. Mais elle avait rouvert le poste-frontière voisin de Tovarnik-Sid pour permettre le passage des voitures, alors que les poids lourds devaient faire un détour par la Bosnie pour entrer en Croatie ou en sortir.

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