Macédoine: HRW accuse la police de maltraiter les migrants

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Coups de matraque, de poing, de pieds, insultes: les 64 personnes interrogées par HRW, dont sept enfants, décrivent des «maltraitances physiques et verbales de responsables macédoniens à la frontière avec la Grèce.

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l'année plus de 350 000 personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» du groupe armé État islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie. Mais cette crise n'est pas exclusive à l'Europe, l'Asie du Sud-Est aux prises avec un trafic de migrants aussi tentaculaire que meurtrier connaît également cette triste réalité. »

Agence France-Presse
SKOPJE

L'ONG Human Rights Watch (HRW) a accusé lundi dans un rapport la police macédonienne de maltraitances envers les migrants et réfugiés en transit sur son territoire pour rejoindre les pays du nord et de l'ouest de l'Europe.

Coups de matraque, de poing, de pieds, insultes: les 64 personnes interrogées par HRW, dont sept enfants, décrivent des «maltraitances physiques et verbales de responsables macédoniens à la frontière avec la Grèce et des mauvais traitements de la police dans le centre de détention de Gazi Baba entre juin 2014 et juillet 2015», rapporte l'ONG.

La Macédoine est un important pays de transit pour les migrants et réfugiés voulant gagner l'Europe occidentale, pour la plupart originaires de Syrie, d'Afghanistan ou de Somalie.

Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), quelque 2000 à 2500 migrants entrent en Macédoine quotidiennement.

Un porte-parole de la police macédonienne a qualifié de «suspect» ce rapport, qui ne cite que des sources anonymes, et a appelé à révéler les noms des personnes interrogées.

«Si le vrai but (du rapport) est d'aider ces gens, et non de noircir la Macédoine, alors nous sommes prêts à enquêter», a assuré à l'AFP Ivo Kotevski.

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