Sommet extraordinaire de l'UE sur les réfugiés le 23 septembre

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Le président du Conseil européen, Donald Tusk.

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Crise migratoire

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l'année plus de 350 000 personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» du groupe armé État islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie. Mais cette crise n'est pas exclusive à l'Europe, l'Asie du Sud-Est aux prises avec un trafic de migrants aussi tentaculaire que meurtrier connaît également cette triste réalité. »

Agence France-Presse
BRUXELLES

Un sommet extraordinaire de l'Union européenne sur les réfugiés sera organisé le 23 septembre à Bruxelles afin de faire face à la crise migratoire, la plus grave survenue en Europe depuis 1945, a annoncé jeudi le président du Conseil européen, Donald Tusk.

«Je convoque un sommet extraordinaire du Conseil européen le mercredi 23 septembre à 18 h 00 (12 h, heure de Montréal)», a indiqué M. Tusk sur son compte Twitter. Ce sommet des chefs d'État ou de gouvernement, réclamé notamment par l'Allemagne, aura lieu au lendemain d'un conseil extraordinaire des ministres de l'Intérieur sur le même sujet.

Les États membres doivent se mettre d'accord mardi sur la répartition de 120 000 réfugiés entre les pays de l'UE, proposée par la Commission européenne pour soulager l'Italie, la Grèce et la Hongrie, qui font face à un afflux sans précédent de demandeurs d'asile.

Le lendemain, mercredi, lors du sommet européen, M. Tusk souhaite que les chefs d'États et de gouvernements «puissent se concentrer sur d'autres sujets immédiats» pour maîtriser les flux migratoires, et notamment sur la situation des pays tiers voisins de l'UE, selon un document de son cabinet consulté par l'AFP.

Une majorité d'États membres de l'UE sont favorables à cette mesure d'urgence, mais plusieurs pays s'opposent à ce plan de «relocalisation», et notamment au caractère contraignant des quotas de répartition que veut mettre en place la Commission européenne.

Ainsi, les États n'avaient pas réussi à adopter une décision unanime lors d'un conseil tendu des ministres de l'Intérieur organisé le 14 septembre à Bruxelles.

Usant d'une procédure d'urgence, le Parlement européen a voté jeudi en faveur du plan de la Commission, ouvrant la voie à une adoption de la mesure par le Conseil de l'UE, où sont représentés les gouvernements des Etats membres.

Plusieurs pays, notamment la Hongrie (dont la Commission propose de «relocaliser» 54.000 réfugiés), la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque s'opposent farouchement à tout mécanisme de répartition obligatoire.

«La Hongrie ne se considère pas comme un pays en première ligne et nous a informés qu'elle ne souhaite pas être bénéficiaire de la relocalisation», a explicité mercredi devant les eurodéputés le chef de la diplomatie luxembourgeoise, Jean Asselborn, dont le pays assure la présidence du conseil de l'UE.

Ce refus de Budapest aura pour conséquence «un changement important par rapport à la proposition initiale» dans le plan qui sera soumis le 22 septembre aux ministres de l'Intérieur européens, a souligné M. Asselborn.

La Commission européenne a de son côté assuré jeudi que sa proposition de plan de relocalisation restait inchangée.

Les États membres ont déjà par ailleurs accepté la répartition de quelque 40 000 réfugiés se trouvant en Italie et en Grèce, conformément à une précédente proposition de la Commission.

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