Réunion extraordinaire des ministres européens de l'Intérieur le 22 septembre

«À cette occasion, la présidence luxembourgeoise souhaite faire... (PHOTO ERIC VIDAL, REUTERS)

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«À cette occasion, la présidence luxembourgeoise souhaite faire adopter une décision sur un mécanisme provisoire qui prévoit la relocalisation de 120 000 personnes en besoin de protection internationale», a indiqué le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn dans un communiqué.

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Crise migratoire

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l'année plus de 350 000 personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» du groupe armé État islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie. Mais cette crise n'est pas exclusive à l'Europe, l'Asie du Sud-Est aux prises avec un trafic de migrants aussi tentaculaire que meurtrier connaît également cette triste réalité. »

Agence France-Presse
BRUXELLES

Les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne se retrouveront mardi prochain à Bruxelles pour une nouvelle réunion extraordinaire, afin de tenter de se mettre d'accord sur la répartition de 120 000 migrants, a indiqué mardi la présidence luxembourgeoise de l'Union.

«À cette occasion, la présidence luxembourgeoise souhaite faire adopter une décision sur un mécanisme provisoire qui prévoit la relocalisation de 120 000 personnes en besoin de protection internationale», a indiqué le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn dans un communiqué.

Au terme d'une réunion extraordinaire lundi à Bruxelles, les 28 États membres n'ont pas réussi à s'entendre sur un tel mécanisme.

Une majorité d'États membres se sont bien engagés sur le principe d'une relocalisation des 120 000 réfugiés, mais il n'y a pas eu d'accord unanime sur ce mécanisme d'urgence proposé la semaine dernière par la Commission européenne. La Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie ne veulent pas y adhérer.

L'échec de la réunion de lundi a provoqué la colère de plusieurs responsables, en particulier en Allemagne, où converge la plus grande part de réfugiés arrivés en Europe.

«L'Europe s'est une nouvelle fois couverte de honte», a accusé mardi le vice-chancelier allemand, Sigmar Gabriel.

À Vienne, la chancelière allemande Angela Merkel a rappelé que «le temps presse», lors d'une conférence de presse avec son homologue autrichien Werner Faymann, et a réclamé la tenue d'un sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'UE.

Il s'agit d'«un problème pour l'Union européenne dans son ensemble, c'est pourquoi nous nous sommes prononcés pour la tenue la semaine prochaine d'un Conseil extraordinaire de l'UE», a-t-elle déclaré. M. Faymann a pour sa part exhorté les Européens à ne pas pratiquer «la politique de l'autruche».

Le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, poursuit des consultations sur la tenue d'un éventuel sommet et fera connaître sa décision jeudi.

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