Des républicains craignent que l'EI infiltre les réfugiés syriens

Jeudi, la Maison-Blanche a annoncé qu'au moins 10... (Photo Matthias Schrader, AP)

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Jeudi, la Maison-Blanche a annoncé qu'au moins 10 000 Syriens seraient accueillis d'ici le 30 septembre 2016. Sur la photo, des migrants marchent près de la frontière hongroise espérant trouver une nouvelle terre d'accueil.

Photo Matthias Schrader, AP

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Crise migratoire

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l'année plus de 350 000 personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» du groupe armé État islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie. Mais cette crise n'est pas exclusive à l'Europe, l'Asie du Sud-Est aux prises avec un trafic de migrants aussi tentaculaire que meurtrier connaît également cette triste réalité. »

Agence France-Presse

Un parlementaire républicain du Congrès s'est déclaré dimanche très réticent face à l'accueil proposé par la Maison-Blanche de 10 000 réfugiés syriens, car l'État islamique (EI) pourrait selon lui en profiter pour les infiltrer et entrer aux États-Unis.

«Du point de vue de la sécurité nationale, je m'en tiens aux propos même de l'État islamique qui a dit «Nous utiliserons et exploiterons la crise des réfugiés pour infiltrer l'Occident, ce qui m'inquiète», a déclaré Michael McCaul, président de la commission chargée de la sécurité intérieure au Congrès, sur la chaîne ABC.

Plusieurs autres responsables américains ont reconnu une telle possibilité, comme le général à la retraite John Allen. Mais cet ancien commandant des forces américaines en Afghanistan, qui coordonne depuis fin 2014 la coalition internationale contre l'EI, s'est toutefois dit dimanche confiant de l'efficacité des procédures mises en place pour filtrer les réfugiés.

«Nous devons être conscients que l'État islamique peut potentiellement tenter d'infiltrer des agents» parmi les réfugiés. «Mais j'ai aussi la plus grande confiance dans le travail effectué» par les agences américaines de sécurité, a-t-il déclaré sur la même chaîne.

Michael McCaul, lui-même régulièrement informé par les responsables de ces agences, comme la CIA et le FBI, n'est pas aussi convaincu.

«Le problème, a-t-il expliqué, c'est que les responsables du FBI, du ministère de la Sécurité intérieure (Homeland Security) et des agences du renseignement sont venus témoigner devant ma commission et ils m'ont tous dit que nous n'avions pas les systèmes en place sur le terrain en Syrie pour effectuer toutes les vérifications auprès des réfugiés», a-t-il dit.

Au-delà du risque potentiel lié aux réfugiés que ce dernier évoquait dimanche, l'immigration est devenue une question brûlante chez les candidats à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle de 2016.

Seuls quelque 1800 réfugiés syriens ont été accueillis aux États-Unis depuis le début de la guerre civile dans leur pays il y a quatre ans. Jeudi, la Maison-Blanche a annoncé qu'au moins 10 000 Syriens seraient accueillis d'ici le 30 septembre 2016.

Les Nations unies ont recommandé, c'est à dire recommandé, quelque 18 000 Syriens auprès des autorités américaines pour qu'ils soient «réinstallés» aux États-Unis. Les autorités américaines  ont dorénavant besoin de 18 mois à deux ans entre le premier dépôt d'une demande d'asile et l'exil vers les États-Unis, le temps d'étudier et de filtrer les dossiers.

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