L'Europe confrontée à la plus grave crise migratoire depuis 1945

Des migrants attendent l'autorisation de débarquer du bateau... (PHOTO ANTONIO PARRINELLO, REUTERS)

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Des migrants attendent l'autorisation de débarquer du bateau de la Marine italienne Cigala Fulgosi dans le port sicilien d'Augusta, le 3 septembre.

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Crise migratoire

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l'année plus de 350 000 personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» du groupe armé État islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie. Mais cette crise n'est pas exclusive à l'Europe, l'Asie du Sud-Est aux prises avec un trafic de migrants aussi tentaculaire que meurtrier connaît également cette triste réalité. »

Agence France-Presse
PARIS

La photo d'un enfant syrien mort noyé au large de la Turquie, les centaines de migrants prenant d'assaut la principale gare de Budapest et les propositions de Paris et Berlin constituent les derniers développements de la plus grave crise migratoire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Plus de 350 000 personnes ont risqué leur vie depuis le début de l'année en traversant la Méditerranée pour gagner l'Europe, et 2643 personnes sont mortes en mer lors de ce périple, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Près de 235 000 sont arrivées en Grèce, et près de 115 000 en Italie, selon l'OIM.

Parmi les migrants figurent des personnes à la recherche d'une vie meilleure, mais surtout des réfugiés fuyant les conflits en Afrique et au Moyen-Orient.

- 23 avril : Après la mort en une semaine de 1200 migrants au large de la Libye, les Européens décident lors d'un sommet extraordinaire de tripler le budget des opérations de sauvetage de Frontex en Méditerranée, à 9 millions d'euros (plus de 13 millions de dollars) par mois.

Une action militaire contre les passeurs de Libye est évoquée, mais la force navale mise en place le 22 juin se limite à une surveillance accrue, faute d'aval de l'ONU.

- 13 mai : La Commission européenne propose l'instauration de quotas pour répartir entre pays européens les réfugiés en relançant l'immigration légale, ce qui suscite l'hostilité de la plupart des États membres de l'UE.

- 3 juin : Le nombre des passages par la «route de la Méditerranée orientale» (via la Turquie et la Grèce) a augmenté de plus de 500 % en début d'année, avec une grosse moitié de Syriens (Frontex).

- 26 juin : L'UE durcit les conditions d'accueil des migrants (création de centres de tri pour réfugiés et accélération des expulsions pour ceux n'ayant pas obtenu l'asile), tout en convenant d'un effort pour décharger l'Italie et la Grèce de 40 000 demandeurs d'asile.

Mais, dans l'accord finalisé le 20 juillet, 32 256 places seulement seront offertes sur la base du volontariat.

- 30 juillet : À Calais (nord de la France), où se massent quelque 3000 migrants, un clandestin meurt, le dixième au moins en deux mois, après avoir tenté de gagner la Grande-Bretagne via le tunnel sous la Manche.

Paris et Londres signent en août un accord pour sécuriser le tunnel et lutter contre les passeurs.

- 10 août : La Commission européenne approuve 2,4 milliards d'euros (environ 3,6 milliards de dollars) d'aides à 19 pays, surtout la Grèce et l'Italie.

- 19 août : L'Allemagne, première destination des demandeurs d'asile dans l'UE, annonce attendre cette année «jusqu'à 800 000 demandeurs d'asile».

- 27 août : Les corps de 71 migrants, probablement des réfugiés syriens, sont découverts dans un camion abandonné sur une autoroute d'Autriche. La veille, les cadavres de 52 migrants morts par asphyxie ont été retrouvés dans la cale d'une embarcation en bois au large de la Libye.

- 2 sept : La photo du corps d'un petit Syrien, gisant inanimé sur une plage de Turquie, soulève émotion et colère.

- 3 sept : Le premier ministre hongrois Viktor Orban, critiqué pour la clôture controversée construite le long de sa frontière, affirme que le problème de l'accueil des migrants n'est «pas européen, mais allemand». Des centaines de migrants prennent d'assaut la principale gare de Budapest, fermée durant deux jours.

Berlin et Paris sont d'accord sur le principe de «quotas contraignants», indique la chancelière allemande, Angela Merkel. La présidence française annonce que la France et l'Allemagne vont transmettre des propositions communes pour organiser l'accueil des réfugiés» et une «répartition équitable» en Europe.

La Commission européenne demande aux États membres de répartir en urgence 120 000 réfugiés supplémentaires au sein de l'UE.

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