Cuba: Diaz-Canel écarte toute «thérapie de choc» économique

Miguel Diaz-Canel a ainsi écarté la mise en... (Photo Yamil Lage, Agence France-Presse)

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Miguel Diaz-Canel a ainsi écarté la mise en place à Cuba de mesures économiques néolibérales, telles que la baisse des dépenses sociales et des subventions publiques ainsi que la privatisation d'entreprises et des services publics.

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Agence France-Presse
La Havane

Le nouveau président cubain Miguel Diaz-Canel a écarté mardi l'application d'une «thérapie de choc» pour l'économie de l'île socialiste.

«Jamais nous n'appliquerons les célèbres thérapies de choc qui n'affectent que les plus nécessiteux», a déclaré le dirigeant lors de l'inauguration de la 37e session de la Commission économique de l'ONU pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL).

Le successeur des frères Castro, qui ont été au pouvoir durant six décennies sur l'île, a assuré que le processus d'«actualisation» de l'économie, encore étatisée à 80%, allait se poursuivre «en suivant le principe inviolable de ne pas laisser un seul citoyen de côté».

Ces réformes, lancées par Raul Castro en 2011, instillent une dose d'économie de marché dans un système largement étatisé, où le salaire mensuel moyen ne dépasse pas 30 dollars.

Diaz-Canel a ainsi écarté la mise en place à Cuba de mesures économiques néolibérales, telles que la baisse des dépenses sociales et des subventions publiques ainsi que la privatisation d'entreprises et des services publics.

«Malgré les difficultés auxquelles fait face l'économie cubaine, en grande partie dues au renforcement de l'embargo imposé [par les États-Unis] depuis près de six décennies, nous continuerons à être tournés vers les objectifs de développement que nous avons fixés», a assuré le président cubain.

L'embargo américain, mis en place en 1962, ne sera très probablement pas levé sous le mandat du président républicain Donald Trump, qui impose depuis plus d'un an un sérieux coup de frein au rapprochement engagé fin 2014.

La session de la CEPAL à Cuba, qui se déroulera jusqu'au 11 mai, s'articule autour de la question de «l'inefficacité de l'inégalité» ainsi que sur les mécanismes de stimulation de la croissance économique par la protection sociale.




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