Des Québécois se préparent à affronter Irma en République dominicaine

La mer est déjà agitée à Samana, en... (Photo Tatiana Fernandez, Associated Press)

Agrandir

La mer est déjà agitée à Samana, en République dominicaine.

Photo Tatiana Fernandez, Associated Press

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Irma s'approche de la côte de la République dominicaine, où plusieurs Québécois, vacanciers et propriétaires de commerces, se préparent déjà aux dégâts.

«C'est le déluge. Pluie diluvienne et forts vents», raconte Sophie Charette, une inhalothérapeute de Lanaudière, jointe ce midi à son hôtel de Punta Cana.

«Il y a des vagues gigantesques. L'eau a tellement monté qu'on ne voit plus la plage. Des palmiers ont été arrachés.»

Mme Charette est en vacances avec la compagnie Sunwing, dont elle peine à obtenir de l'information, dit-elle.

«Hier, je leur ai demandé quel était le plan. Ils m'ont demandé mes suggestions. On est laissé à nous-même. Il y a des gens qui paniquaient vraiment.»

La compagnie aérienne a indiqué avoir opéré hier des vols spéciaux de secours de Punta Cana et Puerto Plata en République dominicaine afin d'évacuer les vacanciers qui devaient revenir au Canada de Punta Cana le 7 septembre et de Puerto Plata le 8 septembre. Sophie Charette doit revenir le 9.

«La décision a été prise hier pour évacuer la région de Uvero Alto comme celle-ci était considérée à risque. Le Riu Republica [l'hôtel où loge Mme Charrette] ne nécessitait pas une évacuation comme ce dernier ne se trouve pas dans le même secteur et l'hôtelier a pris les mesures nécessaires pour protéger les clients. Nous communiquons constamment avec nos représentants à destination, lesquels tiennent nos vacanciers sur place informés au sujet de la situation et les aident à apporter les changements nécessaires à leurs plans de voyage», a expliqué Marie-Josée Carrière, Chef régionale marketing au Groupe de Voyage Sunwing.

Aujourd'hui, la Québécoise est barricadée dans sa chambre. «L'hôtel est moderne et il a l'air solide. Je ne me sens pas en danger», dit-elle.

Le Gatinois François Baulne est lui aussi en République dominicaine, où il est propriétaire depuis dix ans du restaurant Le petit François à Puerto Plata.

«Dans les trois derniers jours, on s'est préparé. On a placardé les fenêtres du mieux qu'on pouvait et on a attaché le toit pour ne pas qu'il s'envole, mais on s'attend à des dommages. Le restaurant est directement au bord de la mer», a raconté M. Baulne, joint cet avant-midi en République dominicaine.

Avec sa famille, il est réfugié dans sa maison, qui est située en montagne, en attendant la tempête. «On est entièrement protégés, la maison est toute en ciment. On a vraiment envie d'aller voir au restaurant, mais on ne peut pas y aller. On s'attend à ce que l'électricité soit coupée d'ici quelques minutes et on aura surement plus accès au téléphone bientôt», nous a-t-il raconté vers 11h, ce matin.

Un Québécois vivant à Saint-Martin a vécu une expérience «terrifiante»

Un Québécois vivant sur l'île de Saint-Martin affirme que l'ouragan Irma a été l'expérience la plus terrifiante de sa vie.

Irma a fait des ravages dans le nord des Caraïbes, faisant au moins dix morts et des milliers de sans-abri après avoir détruit des édifices et déraciné des arbres. L'ouragan se dirige maintenant vers la Floride, où son passage pourrait avoir des effets catastrophiques.

René H. Lépine raconte que la tempête a eu des conséquences désastreuses lors de son passage, mercredi, à Saint-Martin, où il est promoteur immobilier. Il a expliqué à La Presse canadienne qu'environ le tiers des maisons sur Saint-Martin sont devenues inhabitables et que l'île n'a plus d'eau depuis environ 36 heures.

M. Lépine a ajouté que la grande inquiétude, maintenant, est liée au fait que la principale chaîne d'approvisionnement de Saint-Martin, à Miami, subira bientôt le passage d'Irma et qu'un autre ouragan de plus faible intensité, Jose, devrait frapper l'île samedi.

L'armée canadienne se prépare

Par ailleurs, les Forces armées canadiennes ont ordonné à un navire de guerre posté à Halifax de se préparer à intervenir si son aide devenait nécessaire après le passage de l'ouragan Irma.

L'armée canadienne affirme effectuer une «planification militaire prudente» et des préparations afin de pouvoir prêter main-forte, si Ottawa le demande.

Elle ajoute que la frégate NCSM St. John's, rentrée à Halifax il y a six semaines après une mission de six mois dans la mer Méditerranée, a été sélectionnée pour appuyer les opérations de reconstruction.

La Croix-Rouge canadienne a de son côté invité la population à lui verser des dons afin qu'elle puisse déployer des opérations d'urgence destinées à aider les victimes du passage du puissant ouragan Irma.

La Croix-Rouge estime à plus de 31 millions le nombre de personnes qui seront touchées par le passage d'Irma dans les Caraïbes et les États-Unis.

Conrad Sauvé, président et chef de la direction de la Croix-Rouge canadienne, s'attend à des besoins pressants, notamment sur le plan du logement, de l'eau, de la nourriture et des soins de santé.

La Croix-Rouge canadienne est présente dans la région et coordonne ses activités avec la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en vue d'appuyer les équipes régionales de la Croix-Rouge mobilisées sur les lieux.

Les Canadiens souhaitant venir en aide aux personnes touchées sont encouragés à faire un don au fonds «Ouragan Irma» de la Croix-Rouge canadienne en se rendant à l'adresse www.croixrouge.ca, en composant le 1 800 418-1111 ou en communiquant avec leur bureau local de la Croix-Rouge canadienne.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer