Corée du Nord: Pékin condamne les sanctions américaines contre ses entreprises

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Lors d'une visite à Pékin début novembre, le président américain Donald Trump avait exhorté son homologue chinois Xi Jinping à durcir sa position. «La Chine peut régler ce problème facilement et rapidement», avait affirmé M. Trump.

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Agence France-Presse
Pékin

Pékin s'est dit mercredi opposé «par principe» aux nouvelles sanctions adoptées par les États-Unis contre des entreprises chinoises commerçant avec la Corée du Nord, dénonçant la stratégie américaine «unilatérale» pour accroître la pression sur Pyongyang.

«Nous sommes opposés à ce que quelque pays que ce soit adopte des sanctions unilatérales fondées sur ses propres lois», a martelé Lu Kang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, dénonçant une méthode juridique «mauvaise».

La Chine, en revanche, «applique strictement et en totalité» les sanctions internationales adoptées par le Conseil de sécurité de l'ONU, a-t-il insisté.

Aux yeux de Washington, le géant asiatique, principal soutien économique de la Corée du Nord, pourrait cependant en faire davantage pour endiguer les ambitions nucléaires de son turbulent voisin.

Cherchant à isoler encore davantage Pyongyang pour le forcer à renoncer à son programme nucléaire, les États-Unis ont ainsi annoncé mardi de nouvelles sanctions ciblées contre des entreprises nord-coréennes, mais aussi chinoises.

Elles visent des entreprises «qui font du commerce avec la Corée du Nord pour des montants cumulés atteignant des centaines de millions de dollars», selon un communiqué du Trésor américain.

Le Trésor a notamment ciblé quatre sociétés d'import-export chinoises ainsi que le propriétaire, également chinois, d'une d'entre elles. Trois de ces firmes sont spécialisées dans le commerce d'ordinateurs portables et de minerais, tandis qu'une autre exporterait en Corée du Nord, entre autres, des véhicules à moteur ou des «articles associés aux réacteurs nucléaires».

«S'il s'avère que des entités ou individus chinois exercent sur le sol chinois des activités violant nos lois et règlements ou nos engagements internationaux, nous traiterons ces cas avec sévérité conformément à la loi», a réagi Lu Kang.

«Si d'autres pays ont des éléments solides» sur de telles infractions, «ils peuvent tout à fait partager leurs informations avec la Chine, d'une façon collaborative», a-t-il ajouté.

Conformément aux sanctions onusiennes, qu'elle a approuvées, la Chine a interrompu ses achats de charbon, de minerais et de fruits de mer nord-coréens, avant d'imposer de surcroît des restrictions bancaires.

Pour autant, hanté par la perspective d'un effondrement chaotique du régime stalinien ou d'un conflit à sa porte, le géant asiatique poursuit son soutien à Pyongyang, notamment via ses exportations pétrolières.

Lors d'une visite à Pékin début novembre, le président américain Donald Trump avait exhorté son homologue chinois Xi Jinping à durcir sa position. «La Chine peut régler ce problème facilement et rapidement», avait affirmé M. Trump.

Les États-Unis avaient déjà adopté depuis le printemps des sanctions visant des entités chinoises, notamment d'importants importateurs de charbon ou de minerai, mais aussi une banque, Bank of Dandong, désormais privée d'accès au système financier américain.




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