Trump appelle Xi Jinping à agir vite et fort face à la Corée du Nord

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Donald Trump a appelé la Chine, qui assure la quasi-totalité du commerce de la Corée du Nord, mais aussi la Russie, à former un front uni face au régime de Kim Jong-Un, qui a procédé début septembre à un nouvel essai nucléaire.

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Jerome CARTILLIER, Ben DOODLEY
Agence France-Presse
Pékin

Le président américain Donald Trump a loué jeudi à Pékin sa «bonne alchimie» avec Xi Jinping, qu'il a exhorté à faire monter la pression sur le régime nord-coréen et son programme nucléaire.

Au deuxième jour de sa visite en Chine, M. Trump a dénoncé un excédent commercial chinois «choquant», en rejetant la faute non pas sur Pékin mais sur ses prédécesseurs.

Se félicitant de la signature d'une cascade de contrats «fabuleux» et «créateurs d'emplois», le magnat de l'immobilier a insisté sur ses excellentes relations avec l'homme fort du régime communiste, qu'il a chaudement félicité. «Votre peuple est très fier de vous», a-t-il assuré.

Mais il a aussi indiqué qu'il attendait davantage de ce dernier sur le dossier nord-coréen

«La Chine peut régler ce problème facilement et rapidement», a assuré le président américain, debout au côté de son homologue chinois qui a insisté sur la nécessité de donner la priorité à la négociation.

«Le temps presse, nous devons agir vite», a martelé M. Trump, lors de cette troisième étape d'une tournée marathon en Asie qui l'a déjà conduit au Japon et en Corée du Sud et le mènera encore au Vietnam et aux Philippines.

«Régime meurtrier»

Le locataire de la Maison-Blanche a appelé la Chine, qui assure la quasi-totalité du commerce de la Corée du Nord, mais aussi la Russie, à former un front uni face au régime de Kim Jong-Un, qui a procédé début septembre à un nouvel essai nucléaire.

«Le monde civilisé doit s'unir pour affronter la menace nord-coréenne», a-t-il dit, appelant à cesser de financer ou de commercer avec «le régime meurtrier» de Pyongyang.

De son côté, M. Xi, sorti encore renforcé le mois dernier du Congrès quinquennal du Parti communiste chinois, a rappelé son attachement au respect des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.

Interrogé sur l'efficacité des sanctions internationales, le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a reconnu que ce type de mesures prenaient «toujours du temps».

Mais il a assuré que les États-Unis disposaient de «signaux clairs» démontrant qu'elles avaient un impact sur l'économie nord-coréenne.

La Corée du Nord, omniprésente dans cette première tournée asiatique de M. Trump, avait quelques heures plus tôt fait l'objet d'un tweet présidentiel, dans une Chine où Twitter, mais aussi Facebook et Google, sont bannis.

«Ne nous sous-estimez pas. NE NOUS POUSSEZ PAS À BOUT», avait-il écrit à l'adresse de Pyongyang.

Tapis rouge

Évoquant la nécessité de faire évoluer les relations commerciales entre Washington et Pékin, M. Trump a, dans une formule singulière, insisté sur le fait que Pékin ne pouvait être montré du doigt.

«Après tout, qui peut reprocher à un pays de profiter d'un autre pays pour le bien de ses citoyens?» s'est interrogé le président des États-Unis, qui bat des records d'impopularité un an tout juste après son élection.

À défaut d'annonces marquantes sur la façon de rééquilibrer les échanges, il s'est félicité d'une moisson d'accords commerciaux pour un montant total de plus de 250 milliards de dollars -- un montant à rapprocher de l'excédent de la Chine avec les États-Unis depuis le début de l'année (223 milliards).

L'avionneur Boeing a en particulier annoncé la signature d'un accord portant sur l'achat de 300 appareils.

«Il y a encore beaucoup de travail à faire», a reconnu peu après Rex Tillerson, insistant sur le fait que la situation actuelle n'était «pas tenable».

Après une visite privée de la Cité interdite mercredi, le milliardaire américain et sa femme Melania avaient eu droit jeudi matin à une impressionnante cérémonie d'accueil en bordure de la place Tiananmen, au coeur de Pékin.

Enchevêtrement de tapis rouges, foule d'enfants aux mines réjouies, passage en revue des troupes: rien n'avait été oublié.

M. Trump devait quitter Pékin vendredi matin pour rejoindre le Vietnam, où il doit décliner sa vision d'une «région Indo-Pacifique libre et ouverte».

Or, c'est sur son positionnement par rapport au géant chinois qu'il est très attendu par les pays de la zone.

Ces derniers sont encore sous le choc du retrait américain de l'accord de libre-échange Asie-Pacifique (TPP), vu précisément comme un contrepoids à l'influence grandissante de Pékin.




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