Birmanie: l'armée accuse les rebelles d'incendier des villages rohingya

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Plus de 500 000 membres de la minorité musulmane rohingya de Birmanie ont déjà passé la frontière pour fuir une campagne de répression de l'armée birmane, consécutive à des attaques de l'Armée du salut des Rohingya de l'Arakan.

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Agence France-Presse
Rangoun

Le chef de l'armée birmane a accusé jeudi les rebelles rohingya de mettre eux-mêmes le feu à des maisons de villageois rohingya en Birmanie, afin d'entretenir l'exode massif de cette population musulmane vers le Bangladesh.

«L'enquête montre que l'incendiaire s'appelle Einu», «c'est un membre du groupe extrémiste ARSA et il a appelé les gens à quitter le pays», accuse le général Min Aung Hlaing sur sa page Facebook, son outil de communication officiel.

L'incendie évoqué ne concerne qu'un seul village, Mi Chaung Zay, mais l'incident est monté en épingle par l'armée, accusée elle-même d'incendier des villages pour inciter les Rohingya au départ.

Après quelques jours d'accalmie, l'exode des Rohingya vers le Bangladesh a repris à grande échelle cette semaine, principalement en raison du manque de nourriture dans l'ouest de la Birmanie, où la souffrance est «inimaginable» selon l'ONU.

Plus de 500 000 membres de cette minorité musulmane de Birmanie ont déjà passé la frontière pour fuir une campagne de répression de l'armée birmane, consécutive à des attaques de l'Armée du salut des Rohingya de l'Arakan (ARSA).

Cela représente la moitié de cette communauté apatride d'un million de personnes, installée en Birmanie depuis des décennies mais victime d'après l'ONU d'une «épuration ethnique».

La zone est bouclée par l'armée et le fait que l'aide humanitaire ne parvient pas aux populations déplacées à l'intérieur de cette région de l'ouest de la Birmanie incite les populations, affamées, à partir vers le Bangladesh, selon les ONG.

Armée et rebelles de l'ARSA se rejettent la responsabilité des violences, en une guerre de l'information.

L'ONU juge que l'armée birmane et les milices bouddhistes se livrent à une épuration ethnique contre la communauté musulmane.

Sous le feu des critiques, la Birmanie dénonce un parti pris pro-rohingya de la communauté internationale et fait bloc derrière sa dirigeante Aung San Suu Kyi, qui est à la tête du premier gouvernement civil depuis des décennies mais doit composer avec la très puissante armée birmane.




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