Meurtre de Bhutto: Musharraf assure qu'il reviendra au Pakistan pour être jugé

Pervez Musharraf en décembre 2013.... (PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

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Pervez Musharraf en décembre 2013.

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Agence France-Presse
ISLAMABAD

L'ancien président pakistanais Pervez Musharraf a assuré dimanche qu'il retournerait dans son pays pour y être jugé, trois jours après avoir été déclaré « fugitif » à l'issue du procès sur l'assassinat de Benazir Bhutto en 2007.

La justice pakistanaise a acquitté jeudi cinq accusés et déclaré « fugitif » l'ex-rival d'alors en politique de Mme Bhutto, le général Musharraf.

« Je vais bien entendu revenir au Pakistan et être jugé, dès lors que mon état de santé le permettra », affirme l'ex-président dans un communiqué, estimant que le verdict du tribunal antiterroriste de Rawalpindi n'était pas dirigé contre lui.

« J'ai été victime d'un coup monté politique dans l'affaire du meurtre de Benazir Bhutto, alors que je n'avais rien à voir avec sa mort tragique et prématurée », affirme-t-il.

« Je n'ai pas été le bénéficiaire du meurtre de la première ministre Benazir Bhutto et tout le dossier monté contre moi est faux, fictif, inventé et le résultat d'une intrigue politique », martèle l'ancien chef de l'armée.

M. Musharraf avait quitté son pays en mars 2016 pour des soins médicaux à Dubaï en promettant de revenir ensuite affronter ses juges. Il ne s'est pas exécuté jusqu'ici.

Dans son verdict, le tribunal de Rawalpindi a également ordonné que soient confisqués les biens de l'ancien dirigeant militaire, qui avait été inculpé en 2013 dans cette affaire et fait désormais office de seul suspect.

Mme Bhutto, deux fois élue première ministre du Pakistan, et première femme de l'ère contemporaine à avoir dirigé un pays musulman, avait été tuée dans un attentat-suicide à Rawalpindi le 27 décembre 2007.

En 2010, l'ONU a accusé dans un rapport le gouvernement de Musharraf de ne pas avoir fourni une protection adaptée à Mme Bhutto, soulignant que sa mort aurait pu être évitée.

Après l'assassinat, le régime de Pervez Musharraf avait aussitôt accusé le chef des talibans pakistanais de l'époque, Baitullah Mehsud. Ce dernier, qui avait démenti toute implication, a été tué par un drone américain en 2009.




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