Inde: un mort, 35 blessés dans des affrontements à Darjeeling

Un homme est mort samedi dans des circonstances... (Photo DIPTENDU DUTTA, Agence France-Presse)

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Un homme est mort samedi dans des circonstances encore opaques, alors que des manifestants ont incendié des véhicules et attaqué la police au couteau, tandis que les policiers ripostaient avec canons à eau et matraques.

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Agence France-Presse
Darjeeling

Un homme a été tué et des dizaines de policiers ont été blessés dans des affrontements entre manifestants et policiers dans la station de montagne indienne de Darjeeling, dans le nord-est de l'Inde, a annoncé dimanche un responsable local.

Des milliers de touristes ont déjà fui la ville, craignant des violences en pleine vague d'agitation séparatiste.

Un homme est mort samedi dans des circonstances encore opaques, alors que des manifestants ont incendié des véhicules et attaqué la police au couteau, tandis que les policiers ripostaient avec canons à eau et matraques.

«Un homme a été tué et au moins 35 policiers ont été blessés hier. Certains ont été poignardés dans le dos», a déclaré à l'AFP le directeur général de la police de l'État du Bengale occidental Anuj Sharma.

L'homme qui a été tué a vraisemblablement été touché par balle, mais les circonstances demeurent floues. La police a nié avoir utilisé des munitions réelles.

Les Gorkhas, une ethnie d'origine népalaise, font campagne depuis des décennies pour sortir la région de l'État du Bengale occidental et obtenir leur propre État au sein de l'Union indienne. La récente décision des autorités de rendre obligatoire l'enseignement de la langue bengalie dans les écoles de Darjeeling a relancé les tensions.

Figure de proue du mouvement pour le Gorkhaland, le parti Gorkha Janmukti Morcha (GJM) a lancé une grève générale et conseillé aux visiteurs de quitter Darjeeling pour leur sécurité.

Des perquisitions aux domiciles et bureaux de membres du GJM ont mis le feu aux poudres. Le secrétaire général du GJM Roshan Giri a affirmé à l'AFP que trois membres du parti avaient été tués samedi, et que cinq autres avaient été grièvement blessés.

Mais la police a rejeté les affirmations faisant état de décès au sein du GJM.




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