La Corée du Nord a peut-être testé dimanche un nouveau missile

Réplique d'un missile Unha 3, exposée au Complexe... (Photo Wong Maye-E, AP)

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Réplique d'un missile Unha 3, exposée au Complexe Sci-Tech, à Pyongyang.

Photo Wong Maye-E, AP

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La Corée du Nord a peut-être testé sans succès dimanche un nouveau type de missile, a suggéré lundi un expert de 38 North, un site qui fait autorité sur le régime communiste.

Le Pentagone n'a pas encore déterminé quel était le missile nord-coréen qui avait «presque immédiatement» explosé dimanche matin à son lancement près de Sinpo sur la côte est du pays.

La Maison-Blanche s'est contentée de dire qu'il s'agissait d'un missile de moyenne portée.

L'échec du lancement montre qu'il s'agit d'un nouveau système, a expliqué John Schilling, expert en armement de l'organisation 38 North, qui dépend de l'Université John Hopkins à Washington.

«C'est un échec courant pour les missiles nord-coréens au tout début de leur développement, quand ils (les Nord-coréens) essaient de résoudre ce qui ne va pas dans la propulsion et le système de guidage», a rappelé l'expert.

«Ce serait mieux d'avoir plus de détails, mais je soupçonne qu'il s'agit d'un nouveau missile ou certainement d'un missile qui n'a pas été bien développé», a-t-il ajouté.

M. Schilling pense que cet essai a pu être réalisé avec un nouveau missile montré lors du gigantesque défilé militaire organisé samedi par le régime, pour le 105e anniversaire de la naissance de son fondateur, Kim Il-Sung.

Ce nouveau missile était transporté sur un camion qui d'habitude véhicule les missiles de portée intermédiaire Musudan.

«Il s'agissait d'un missile à deux étages qui ressemblait à une version à deux étages des maquettes de leurs missiles intercontinentaux KN-08» que la Corée du Nord essaie de développer, a précisé M. Schilling.

«C'est quelque chose que nous n'avons jamais vu en essai. S'ils veulent démontrer qu'ils ont une réelle capacité, ça semble censé pour eux de l'essayer dès que possible après l'avoir montré au monde entier», a-t-il ajouté.

Susan Thornton, secrétaire d'État adjointe pour l'Asie Pacifique, a noté que les informations étaient d'autant plus difficiles à glaner que l'explosion a eu lieu rapidement.

«Ce que nous avons compris c'est qu'il ne s'agissait pas d'un de leurs missiles de longue portée qu'ils essaient de tester. C'était quelque chose comme un missile balistique de moyenne portée, avec encore de la technologie interdite. Mais c'est un objet qui fait encore débat», a déclaré Mme Thornton.

Certains observateurs ont aussi émis l'hypothèse que les États-Unis avaient pu jouer un rôle dans l'échec de ce lancement de missile par des piratages informatiques.

Le mois dernier, le New York Times avait rapporté que l'administration de l'ancien président Barack Obama avait multiplié les attaques informatiques contre la Corée du Nord pour essayer de saboter les missiles avant leur lancement ou juste au décollage.

Mais pour M. Schilling, la capacité américaine à pirater les missiles nord-coréens est exagérée. «De ce que nous savons des missiles nord-coréens, la technologie de propulsion est assez primitive et n'a pas d'éléments numérique ou électronique susceptibles d'être piratés», selon lui.




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