Kim Jong-Un parade devant les médias étrangers

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Des dizaines de milliers de soldats, de responsables du régime et de quidams s'étaient rassemblés très tôt jeudi matin à proximité du complexe, attendant dans la fraîcheur printanière l'arrivée du numéro un du régime, Kim Jong-Un.

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Sébastien BERGER
Agence France-Presse
PYONGYANG

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a inauguré en grande pompe et devant les médias étrangers, jeudi à Pyongyang, un imposant complexe résidentiel, dans un effort pour polir l'image de son pays en pleine crise internationale sur ses programmes nucléaires.

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Troisième projet du genre inauguré en trois ans à Pyongyang, le complexe de Ryomyong Street est, de loin, le plus imposant.

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La vue depuis l'un des appartements.

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Le complexe de Ryomyong Street, qui abrite 5000 logements, rassemble plusieurs immeubles et tours de différentes formes. Certaines sont rondes, d'autres carrées ou encore octogonales. La plus haute compte 70 étages et culmine à 234 mètres.

Ce complexe est sorti de terre non loin du Palais du Soleil Kumsusan, où reposent les corps des deux premiers dirigeants de la Corée du Nord, Kim Il-Sung et Kim Jong-Il, grand-père et père de l'actuel leader Kim Jong-Un.

Des dizaines de milliers de soldats, de responsables du régime et de quidams s'étaient rassemblés très tôt jeudi matin à proximité du complexe, attendant dans la fraîcheur printanière l'arrivée du numéro un du régime.

S'exprimant devant la foule, le premier ministre Pak Pong-Ju a fait l'éloge de Kim Jong-Un, avant de relever que ce projet constituait la démonstration de «l'esprit de dévouement de notre population et de notre armée à mettre en oeuvre, quoi qu'il arrive, les ordres du parti», ainsi qu'une «victoire contre les sanctions impérialistes».

Le Nord est la cible d'une multitude de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU en raison de ses programmes balistique et nucléaire interdits. Et les tensions sur la péninsule se sont aggravées ces dernières semaines.

Certains experts redoutent que la Corée du Nord, qui cherche à se doter de missiles intercontinentaux susceptibles de porter le feu nucléaire jusque sur le territoire américain, ne prépare un sixième essai nucléaire.

De vastes appartements, mais pas l'eau chaude

Les analystes de «38 North», un site internet qui fait autorité sur le régime communiste, viennent d'affirmer, en se fondant sur plusieurs images satellites datées de mercredi, que le site d'essais nucléaires de Punggye-ri était «prêt» à servir.

Certains spécialistes pensent que Pyongyang pourrait saisir le prétexte du 105e anniversaire, samedi, de la naissance de Kim Il-Sung, pour procéder à ce nouveau test.

Les États-Unis ont de leur côté envoyé vers la péninsule leur porte-avions Carl Vinson escorté par trois navires lance-missiles tandis que le président américain Donald Trump s'est dit prêt à régler seul la question du nucléaire nord-coréen, si la Chine ne parvenait pas à faire rentrer son turbulent voisin dans le rang.

La Corée du Nord a promis mardi de répondre à l'envoi «insensé» de ce groupe aéronaval américain et averti qu'elle était prête pour la «guerre».

Et les médias d'État nord-coréens ont affirmé que Kim Jong-Un avait en personne supervisé des manoeuvres militaires consistant dans le parachutage depuis des appareils légers de commandos des forces spéciales qui sont tombés «comme la grêle» pour «aller détruire sans pitié des cibles ennemies».

Jeudi, le premier ministre japonais Shinzo Abe a averti que la Corée du Nord, qui a tiré par le passé plusieurs missiles en direction de l'archipel nippon, était en mesure de monter sur ses projectiles des têtes remplies de gaz sarin.

Cette montée des tensions n'était cependant absolument pas perceptible jeudi matin lors de l'inauguration du complexe, au cours de laquelle M. Kim, en costume sombre, a coupé un large ruban rouge, avant de saluer la foule et de s'en aller vers sa limousine noire.

Les autorités nord-coréennes ont à coeur de présenter leur pays -dont 41% de la population est sous-alimentée selon les Nations unies- comme un État prospère et moderne.

Troisième projet du genre inauguré en trois ans à Pyongyang, le complexe de Ryomyong Street est, de loin, le plus imposant.

Au sommet de la plus haute tour, de vastes appartements à la tapisserie verte ornés de sofas violets offrent des vues impressionnantes sur la capitale et les campagnes environnantes. Mais ils n'ont pas l'eau chaude.




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