Assassinat de Kim Jong-Nam: deux suspectes devant un tribunal

L'Indonésienne Siti Aisyah, 25 ans, et la Vietnamienne... (PHOTO Lai Seng Sin, REUTERS)

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L'Indonésienne Siti Aisyah, 25 ans, et la Vietnamienne Thi Huong (photo), 28 ans, ont comparu devant le tribunal de district de Sepang, proche de l'aéroport international de Kuala Lumpur, où Kim Jong-Nam avait été empoisonné le 13 février.

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Agence France-Presse
KUALA LUMPUR

Deux femmes accusées de l'assassinat en Malaisie du demi-frère du dirigeant nord-coréen ont effectué jeudi une brève apparition sous bonne escorte devant un tribunal, avant un procès où elles risquent la peine de mort par pendaison.

L'Indonésienne Siti Aisyah, 25 ans, et la Vietnamienne Thi Huong, 28 ans, ont comparu devant le tribunal de district de Sepang, proche de l'aéroport international de Kuala Lumpur, où Kim Jong-Nam avait été empoisonné le 13 février. Les deux suspectes portaient un gilet pare-balles et étaient escortées par des policiers armés de fusils d'assaut.

Au cours d'une audience d'une vingtaine de minutes, le tribunal a indiqué aux deux femmes que leur prochaine comparution aurait lieu le 30 août.

L'affaire devait être transmise à une juridiction supérieure en vue du procès, mais la procédure a été retardée par d'autres services de l'État, a déclaré la procureur.

Les deux suspectes sont accusées d'avoir projeté au visage de Kim Jong-Nam un agent neurotoxique, le VX, une version plus mortelle du gaz sarin.

Des images de vidéosurveillance montrent la victime approchée par-derrière par deux femmes, dont l'une semble lui projeter quelque chose au visage. Kim Jong-Nam, 45 ans, a succombé pendant son transfert à l'hôpital.

Des responsables indonésiens maintiennent que Siti a été dupée par des inconnus qui lui auraient fait croire qu'elle participait à un jeu télévisé du style «caméra cachée», dont le but était d'asperger le visage de la victime d'un liquide inoffensif.

Kim Jong-Nam, féroce critique de son demi-frère Kim Jong-Un, vivait en exil au moment des faits.

Sa mort et ses suites avaient déclenché une querelle digne de la guerre froide. Séoul avait immédiatement accusé Pyongyang d'avoir orchestré cet assassinat. La Corée du Nord, de son côté, a qualifié l'enquête malaisienne de campagne de diffamation et affirmé que l'homme avait succombé à une crise cardiaque. Les deux pays ont expulsé l'ambassadeur de l'autre pays et empêché temporairement ses citoyens de partir.

Les enquêteurs soupçonnent sept Nord-Coréens d'avoir joué un rôle dans l'embuscade. Quatre d'entre eux ont fui la Malaisie le jour de l'assassinat pour regagner le Corée du Nord. Les trois autres se cachent à l'ambassade de Corée du Nord à Kuala Lumpur, selon la police malaisienne.




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