La Chine se dit prête à travailler avec les États-Unis

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«La Chine est prête (...) à approfondir les coopérations et à assurer le bon développement des relations avec l'administration du président Trump (...) selon les principes de non confrontation et de respect mutuel», a indiqué le ministre chinois des Affaires étrangères.

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Agence France-Presse
PÉKIN

Pékin est «prêt» à travailler avec l'administration Trump, a indiqué le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi à son homologue américain lors d'un tête-à-tête vendredi en Allemagne, dans un contexte extrêmement tendu entre les deux puissances.

L'entretien entre Wang Yi et le secrétaire d'État américain Rex Tillerson, en marge d'une réunion du G20 à Bonn, était la première rencontre de ce niveau depuis la prise de fonctions de Donald Trump.

«La Chine est prête (...) à approfondir les coopérations et à assurer le bon développement des relations avec l'administration du président Trump (...) selon les principes de non confrontation et de respect mutuel», a indiqué M. Wang à son homologue, selon un communiqué diffusé samedi par Pékin.

«Les États-Unis ont reconnu clairement qu'ils continueraient d'adhérer au principe de la «Chine unique»», a-t-il ajouté. «Cet important consensus (...) crée les conditions nécessaires pour que les deux pays développent une coopération stratégique dans les domaines bilatéraux, régionaux et mondiaux».

Rex Tillerson avait provoqué en janvier l'ire de Pékin en agitant la menace d'un blocus pour empêcher l'accès du pays à des îles contestées en mer de Chine méridionale.

Pékin s'irritait par ailleurs du refus de Washington de reconnaître le principe de la «Chine unique» - qui interdit toute relation diplomatique entre des États étrangers et Taïwan, considéré par Pékin comme une de ses provinces.

M. Trump s'était dit prêt à le remettre en question, avant de faire marche arrière et de désamorcer en partie la crise lors d'un entretien téléphonique avec son homologue chinois Xi Jinping la semaine dernière. Il lui avait assuré que Washington poursuivrait sa politique d'une «seule Chine».

Les deux États «portent la responsabilité conjointe de préserver la stabilité du monde et de promouvoir la prospérité planétaire, et ont bien davantage d'intérêts communs que de divergences», a poursuivi Wang Yi lors de son entretien avec M. Tillerson.

De son côté, le département d'État américain a assuré que les deux ministres avaient évoqué la nécessité d'un «environnement équitable dans le commerce et l'investissement».

La Chine est dans ces domaines une cible privilégiée de l'administration Trump, qui accuse Pékin, par ses exportations et sa politique de changes, de détruire des emplois aux États-Unis, et qui laisse planer la menace de mesures protectionnistes.

Enfin, après un nouveau test de missile cette semaine par Pyongyang, Rex Tillerson a profité de sa présence à Bonn pour appeler vendredi la Chine à oeuvrer «par tous les moyens» à «modérer» la Corée du Nord.




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