Une mère accuse Trump d'instrumentaliser la mort de sa fille

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La police australienne avait rapporté que l'homme qui a tué Mia Ayliffe-Chung avait crié «Allah Akbar» au moment des faits, mais indiqué plus tard qu'il ne présentait aucun signe de radicalisation.

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Agence France-Presse
Sydney

La mère d'une touriste britannique tuée en Australie en août s'est insurgée contre le fait que la Maison-Blanche ait qualifié cette attaque de terroriste, accusant Donald Trump d'instrumentaliser la mort de sa fille pour diaboliser les musulmans.

Le président américain a accusé les médias «malhonnêtes» de ne «pas vouloir couvrir» certaines attaques djihadistes, sans étayer ses dires. La Maison-Blanche a dans la foulée publié une liste de 78 «attentats» qui étaient selon elle «exécutés ou inspirés par le groupe» État islamique.

Plusieurs médias, dont la BBC, le Guardian, le Washington Post et Le Monde, ont répondu en publiant des liens vers leur large couverture de ces attaques.

Cinq des événements cités ont eu lieu en Australie.

Figurait notamment dans la liste les meurtres en août de deux routards britanniques, Mia Ayliffe-Chung, 21 ans, et Tom Jackson, 30 ans, un crime qui avait été largement couvert par l'Agence France-Presse et de nombreux autres médias.

Dans une lettre ouverte au président américain diffusée sur les réseaux sociaux, Rosie Ayliffe, la mère d'une des victimes, s'insurge contre le lien qui est fait entre ce crime et l'islamisme.

«La possibilité que Mia et Tom soient morts dans un attentat islamiste a été écartée dès les premiers moments de l'enquête», écrit-elle.

Un Français, Smail Ayad, a été inculpé pour ce double meurtre commis dans une auberge pour routards de Home Hill, dans le nord de l'État du Queensland.

La police australienne avait rapporté que le Français avait crié «Allah Akbar» au moment des faits et lors de son arrestation mais indiqué plus tard qu'il ne présentait aucun signe de radicalisation.

«N'importe quel fou peut crier Allah Akbar en commettant un crime», écrit Rosie Ayliffe, qui dit avoir beaucoup voyagé dans le monde musulman où elle n'a «rencontré que des témoignages de respect et d'hospitalité».

«La diabolisation d'États nations et de leurs populations rappelle de façon terrifiante les horreurs qui peuvent survenir quand nous laissons des ignorants nous mener vers les ténèbres et la haine», poursuit-elle.

«La mort de ma fille ne sera pas utilisée pour promouvoir cette folle persécution d'innocents.»




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