La Chine «parle beaucoup» de libre-échange, mais l'applique peu, selon un ministre de Trump

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Agence France-Presse
Washington

La Chine parle «beaucoup plus» de libre-échange commercial qu'elle ne l'applique et continue d'être le pays «le plus protectionniste» parmi les grandes économies mondiales, a assuré mercredi le secrétaire au Commerce américain nommé par Donald Trump.

Cette déclaration intervient alors que le président chinois Xi Jinping vient de livrer un vibrant plaidoyer pour le libre-échange au Forum de Davos en appelant à rejeter «le protectionnisme» défendu notamment par le futur pensionnaire de la Maison-Blanche.

«Ils parlent beaucoup plus de libre-échange qu'ils ne l'appliquent en réalité. Nous voulons établir les mêmes règles du jeu pour tout le monde et rapprocher la réalité de cette rhétorique», a déclaré Wilbur Ross, lors de son audience de confirmation devant une commission du Sénat américain.

Donald Trump, qui prend ses fonctions vendredi, a plusieurs fois menacé de prendre des mesures de rétorsion contre la Chine, qu'il accuse de pratiques commerciales déloyales et de fermer son marché aux entreprises américaines.

La Chine «dispose à la fois de barrières douanières très élevées et de barrières non douanières très élevées entravant le commerce», a déclaré M. Ross, accusant également Pékin de «dumping» sur sa production d'acier.

Pendant son audition, M. Ross a toutefois assuré que la priorité de la future administration américaine serait de renégocier le traité ALÉNA de 1994, réunissant États-Unis, Canada et Mexique.

M. Trump a récemment accusé les constructeurs automobiles de profiter de cet accord de libre-échange pour délocaliser leur production au Mexique au détriment de l'emploi aux États-Unis.

«NAFTA (nom anglais de l'ALÉNA) est logiquement la première chose dont nous nous occuperons. Nous devons solidifier nos relations autant que possible sur notre territoire avant de regarder d'autres juridictions», a déclaré le possible futur secrétaire américain au Commerce.

Âgé de 79 ans, M. Ross a bâti une fortune de 2,5 milliards de dollars en reprenant notamment des entreprises en difficulté.




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