Inde: la police enquête sur une série d'agressions sexuelles

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En Inde, les violences sexuelles sont un fléau. La loi sur les violences sexuelles a été durcie en 2013 après le viol collectif subi par une étudiante à New Delhi, morte de ses blessures, un crime qui a déclenché une vague de colère.

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Agence France-Presse
BANGALORE

La police indienne a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête sur des agressions sexuelles collectives commises contre des femmes la nuit du Nouvel An après avoir recueilli des éléments de preuve «crédibles» dans cette affaire qui scandalise le pays. Les agressions présumées sont survenues samedi soir à Bangalore, dans le sud de l'Inde, quand des femmes qui participaient aux festivités du réveillon auraient été pourchassées, victimes d'attouchements, brutalisées et volées.

Bangalore, capitale de l'État de Karnataka, est pôle technologique généralement considéré comme sûr pour les femmes.

Praveen Sood, commissaire de police de Bangalore City, a déclaré qu'une enquête avait été ouverte sans attendre le dépôt de plaintes. «Nous n'avons pas perdu de temps», a-t-il dit. «Les équipes de police travaillent, nous sommes certains de mettre la main sur les auteurs».

Les enquêteurs sont en train de passer au crible des images de la vidéosurveillance tournées par 45 caméras dans le centre-ville où des centaines de fêtards s'étaient rassemblés afin de tenter d'identifier les agresseurs présumés.

Le ministre de l'Intérieur de l'État de Karnataka s'est attiré des critiques virulentes après avoir assuré que ces femmes avaient été victimes d'agressions sexuelles «malheureuses» pour s'être vêtues à l'occidentale.

L'enquête a été ouverte pour harcèlement sexuel, tentative de dévêtir les victimes et de les retenir contre leur gré.

En Inde, les violences sexuelles sont un fléau. La loi sur les violences sexuelles a été durcie en 2013 après le viol collectif subi par une étudiante à New Delhi, morte de ses blessures, un crime qui a déclenché une vague de colère.

Les internautes ont condamné ces derniers incidents, parlant de «nuit de l'horreur».

«#BangaloreMolestation montre combien il est facile d'agresser les femmes», a déclaré sur Twitter Falguni Vasavada. «Comme les attouchements sont faciles! Comme la sécurité est fragile!».

Des images vidéo de femmes en train de crier pour demander de l'aide circulaient sur les réseaux sociaux.

Ces attaques ont été comparées aux centaines d'agressions sexuelles commises dans la ville allemande de Cologne début 2016.

Le ministre de l'Intérieur du Karnataka G Parameshwara avait déclaré à la télévision The Times Now que les «jeunes» voulaient imiter les Occidentaux. «Alors il y a des problèmes, des filles se font harceler, ce sont des choses qui arrivent».

Alors que les condamnations pleuvaient de toutes parts, M. Parameshwara a déclaré que ses propos avaient été déformés.

Le secrétaire d'État indien à l'Intérieur Kiren Rijiju a parlé de commentaires «irresponsables». «Nous ne pouvons permettre que ces actes honteux de #MassMolestation restent impunis», avait-il dit sur Twitter. La sécurité des femmes est «un impératif dans les sociétés civilisées».




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