Nouvelle manifestation à Séoul pour le départ de la présidente

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Les organisateurs ont affirmé avoir réuni 600 000 manifestants dans le centre de Séoul

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Agence France-Presse
SÉOUL

Des dizaines de milliers de Coréens ont manifesté samedi à Séoul pour la huitième semaine consécutive afin d'obtenir le départ rapide de la présidente Park Geun-Hye, après le vote de sa destitution en raison d'un vaste scandale de corruption.

Les organisateurs ont affirmé avoir réuni 600 000 manifestants dans le centre de Séoul. La police a de son côté estimé leur nombre à 60 000.

Ils réclamaient le départ de la présidente, après l'adoption par les députés d'une motion de destitution la semaine dernière.

La manifestation s'est scindée en trois colonnes, l'un se dirigeant vers la Maison bleue, la résidence présidentielle, une autre vers les bureaux du premier ministre, et la troisième vers la Cour constitutionnelle.

Celle-ci a 180 jours pour valider la motion de destitution, mais les manifestants réclament une décision rapide et des poursuites contre Mme Park.

Celle-ci a d'ores et déjà été privée de l'essentiel de ses pouvoirs, mais reste autorisée à résider à la Maison Bleue et à porter le titre de présidente.

Ses avocats ont rejeté vendredi, dans un document de 24 pages, les accusations de complicité de corruption, affirmant qu'elles n'avaient aucun fondement juridique.

Les partisans de Mme Park, au nombre de 30 000 selon la police, avaient auparavant manifesté samedi près du palais de justice, réclamant à l'inverse l'annulation de la motion de destitution.

Brandissant des drapeaux sud-coréens et des roses rouges, les partisans de Mme Park, pour la plupart admirateurs de son père le dictateur défunt Park Chung-Hee, ont dénoncé un complot fomenté par des «gauchistes».

La présidente est accusée d'être mêlée à un scandale de corruption avec sa confidente Choi Soon-Sil, elle-même poursuivie pour avoir extorqué des millions de dollars à des conglomérats sud-coréens. Mme Park est visée par des accusations de violations de la Constitution et de délits pénaux (complicité de corruption, abus de pouvoir).

Le Coréen Ban Ki-moon, qui doit quitter à la fin de l'année le poste de secrétaire général de l'ONU, a laissé la porte ouverte vendredi à une éventuelle candidature à la présidentielle coréenne.

«Je vais vraiment réfléchir sérieusement à la manière dont je pourrais être le plus utile à mon pays», a-t-il déclaré lors de sa dernière conférence de presse au siège des Nations unies, vendredi à New York.




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